Pendant que Christine Aaron, Muriel Hurtis oublient que les gwadéloupéens, Guyannais, martiniquais etc. sont la cible de répressions aussi honteuses et scandaleuses en Métropole, pendant qu'elles ont oublié que Marie-Jo Pérec comme Eunice Barber ont été trainées dans la boue par la France, pour penser que les tibétains sont les seuls opprimés sur terre, il est important de voir que, certaines n'ont pas vendu leur âme à l'éphémère succès des projecteurs.

Eunice Barber* [rappelons qu'elle a été molestée par une bande de policiers et ces derniers s'en sont tirés à bon compte et pour cause, après tout ce n'est qu'une nègresse.] prouve que l'honneur et la dignité ne se bradent pas pour quelques honneurs qu'on aura vite oubliés surtout lorsqu'il s'agit de la France. Elle a donc, refusé de s'associer à cette mascarade de lutte pour la liberté, que la France a engagée en refusant le port du badge. Et c'est bien ainsi. Du CRAN, nous avons cette information. Décidemment, Lozes cherche à se racheter par tous les moyens. Mais vous êtes prévenu, nous vous avons à l'oeil.

Du CRAN parlons-en. Cet ersatz du CRIF s'est associé à Claudy Siar pour la célébration du 160 anniversaire de l'abolition de l'esclavage. De prime abord, comment faire confiance à Lozes et sa bande ? Eux qui ne sont pas à une avanie prête ? Et Claudy Siar qui s'associe à lui. A t-il peser le pour et le contre de cette "union" fusse t-elle ponctuelle ? Des questions légitimes que se poserait tout un chacun.

Mais comme MBOA, dont j'ai lu l'article ici, il est sage et indispensable de prendre à leur jeu, ceux qui manipulent le CRAN, comme c'est le cas avec sos-racisme, en lui intimant de parler maintenant au nom des noirs qu'il est censé représenter. Et de plus, il est temps d'aller sur le plan politique, je veux dire officiel et instrumentaliser le CRAN qui, comme dit MBOA, n'est la chose de personne mais des noirs. Pour moi, il n y pas meilleur moyen de prendre le Cran à ses propres contradictions. Quant à Claudy Siar, il sait qu'il joue gros dans cette affaire, il risque de tout gâcher si l'on découvrait qu'il se fourvoie comme certains écrits semblent le suggérer.

Vu le vent de négrophobie qui souffle aujourd'hui en France, les uns et les autres ont plutôt intérêt à s'unir, car la sarkoze n'épargne personne; noir bien entendu.

* Message reçu par courriel

RE.D.I.D Eunice Barber refuse de porter le badge des sportifs      à Pékin ...

"contact@lecran.org" <contact@lecran.org>
Communiqué de presse
Paris, le 1er mai 2008

Eunice Barber refuse de porter le badge des sportifs à Pékin : Le CRAN
rappelle que nul ne porte encore de badge en France pour s’opposer aux JO
des expulsions

Eunice Barber 5 fois médaillée d’or aux Championnats du monde d'athlétisme
a annoncé être opposée au boycott des Jeux olympiques et au port du badge
envisagé par certains athlètes français lors des JO de Pékin pour
protester contre la situation des droits de l'Homme en Chine et au Tibet
en particulier.

On peut partager ou non cette décision de ne pas porter le badge mais sa
justification est des plus implacables et des plus courageuses : Madame
Barber a déclaré mercredi matin sur Europe 1: « Il y a tellement de Noirs
et d'Arabes qui se font incendier en France. Là, les humanitaires ne se
lèvent pas ».

Cette phrase a suscité un tollé général immérité, car en France, en ce
moment, le Gouvernement organise entre les préfets, les Jeux olympiques
des expulsions sans que nul ne porte un badge de protestation.

En France les Noirs et les Arabo-maghrébins se plaignent de
discriminations massives depuis des années et pas grand monde n'aide les
associations qui les défendent.

De ce point de vue, le CRAN partage le constat amer de madame Barber : Il
faut d’abord balayer devant notre porte. C’est le simple bon sens.

Le geste de Madame Barber est fort, un peu trop fort peut-être, mais c’est
un appel aux consciences françaises, à toutes les consciences françaises à
rester en éveil.
Son geste nous interroge sur nos propres pratiques en matière de droits de
l'homme.

Quelle est la politique du Gouvernement en ce domaine ? Le candidat
Sarkozy avait promis une rupture, le retour à une France championne du
monde des droits de l'homme.

Où en sommes-nous aujourd'hui à l’intérieur de nos propres frontières ?


Contact :
Patrick Lozès
Président du CRAN
E-mail : contact@lecran. org