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MATUMBA

Espace de Discussion Libre.

25 février 2008

FAUT PAS OUBLIER QUE CERTAINS DES PLUS GRANDS CRIMINELS DES TEMPS MODERNES ETAIENT JUIFS

Stalin's Jews

We mustn't forget that some of greatest murderers of modern times were Jewish

par Sever Plocker
in Yediot Aharonot (Israël, 11 décembre 2006
http://www.ynet.co.il/english/articles/0,7340,L-3342999,00.html

traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

Voici une date historique particulièrement tombée dans l’oubli : voici presque quatre-vingt dix ans de cela, entre le 19 et le 20 décembre 1917, en pleine révolution bolchévique et en pleine guerre civile, Lénine signait un décret constituant le Comité Panrusse Extraordinaire de Lutte contre la Contre-révolution et le Sabotage, plus connu sous son acronyme de Tcheka.

En un temps record, la Tcheka devint le plus important, et aussi le plus cruel, de tous les services de sécurité étatiques du monde. Sa structure organisationnelle fut modifiée tous les deux ou trois ans, et elle changea, aussi, souvent de nom, passant de la Tcheka à la GPU, puis au NKVD et, enfin, au KGB.

Impossible de savoir avec précision le nombre de morts dont la Tcheka s’est rendue responsable sous ses avatars successifs, mais ce nombre n’est certainement pas inférieur à vingt millions, en comptant les victimes des collectivisations forcées, de la famine, des purges à grande échelle, des expulsions, des bannissements, des exécutions et des morts en masse dans les goulags.

Des couches de la population furent purement et simplement totalement éliminées : fermiers à leur compte, membres de certaines minorités ethniques, membres de la bourgeoisie, officiers supérieurs, intellectuels, artistes, militants syndicalistes, « membres de l’opposition » définis de la manière la plus arbitraire et un nombre incalculable de membres du parti communiste lui-même.

Dans son livre paru récemment et salué par la critique, La Guerre du Monde, The War of the World, l’historien Niall Ferguson écrit qu’aucune autre révolution, dans toute l’histoire de l’humanité, n’a dévoré ses propres enfants avec l’appétit effréné de la soviétique.
Dans son livre consacré aux purges staliniennes, le professeur Igal Halfin (de l’Université de Tel Aviv) écrit que la violence stalinienne était unique en ceci qu’elle était dirigée vers l’intérieur, dont elle procédait.

Lénine, Staline et leurs successeurs n’auraient pu perpétrer leurs méfaits sans la coopération à grande échelle d’ « officiants de la terreur » disciplinés, de bourreaux sadiques, de mouchards, de tueurs à gage, de juges, de pervers et de nombre de sympathisants, membres de la gauche progressiste occidentale, qui furent trompés par le régime d’horreur soviétique et allèrent jusqu’à lui accorder un blanc-seing (un « certificat de cacheroute », dit l’original, ndt).

Tous ces faits sont connus, plus ou moins, même si les archives de l’ex-URSS n’ont pas toutes été rendues publiques. Mais qui sait qu’en Russie-même, très peu de gens ont été jugés en raison des crimes qu’ils ont perpétrés en tant qu’agents du NKVD et du KGB ? Le discours public russe, aujourd’hui, ignore totalement la question « Comment cela a-t-il pu nous arriver ? ». Contrairement aux pays occidentaux, les Russes n’ont pas réglé leurs comptes avec leur
passé stalinien.

Et nous ? Je veux dire : nous, les juifs ? Un étudiant israélien peut terminer le lycée sans avoir jamais entendu parler de Genrikh Yagoda, le pire criminel juif du vingtième siècle, vice-commandant de la GPU et fondateur, puis commandant en chef du NKVD. Yagoda fit appliquer avec zèle les ordres de collectivisation de Staline, et il est responsable de la mort d’au minimum dix millions de personnes. Ses adjoints juifs conçurent et gérèrent le système du Goulag. Etant tombé en disgrâce aux yeux de Staline, celui-ci le limogea et le fit exécuter. Il fut remplacé, en tant que bourreau en chef, en 1936, par
Yezhof, le « nabot assoiffé de sang ».

Ce Yezhof n’était pas juif. Son épouse, en revanche, était juive. Dans son livre : Stalin : Court of the Red Star, l’historien juif Sebag Montefiore écrit que durant les périodes les plus sombres de la terreur stalinienne, à l’époque où la machine communiste à tuer fonctionnait à plein régime, Staline était entouré de tout un harem de jeunes beautés juives.

Les associés les plus proches et les plus loyaux de Staline incluaient Lazar Kaganovitch, membre du Comité central et du Politburo du parti communiste. Montefiore le qualifie de « premier des Staliniens », ajoutant que les milliers d’Ukrainiens mourant de faim – tragédie sans analogue dans l’histoire de l’humanité, excepté les horreurs nazies et la terreur maoïste en Chine – n’émurent absolument pas Kaganovitch.

Très nombreux furent les juifs à vendre leur âme au monstre de la révolution communiste, et ils auront du sang sur les mains pour l’éternité. Nous n’en mentionnerons qu’un seul : Leonid Reichman, chef du département spécial du NKVD et interrogateur en chef de cette organisation, qui était un sadique particulièrement cruel.

En 1934, nous disent les statistiques rendues publiques, 38,5 % des plus hauts responsables de l’appareil de sécurité de l’Etat soviétique étaient d’origine juive. Eux aussi, bien entendu, furent progressivement éliminés, au cours des purges successives. Dans une conférence fascinante, lors d’un colloque tenu cette semaine à l’Université de Tel Aviv, le Dr. Halfin a décrit les vagues successives de terreur soviétique en les qualifiant de « carnaval d’assassinats de masse », de « fantasia de purges » et de « messianisme du Mal » : il s’avère que les juifs, eux aussi, quand ils se laissent fasciner par une
idéologie messianique, peuvent devenir de grands criminels, parmi les pires dont l’histoire contemporaine conserve la mémoire.

Les juifs ayant pris une part active dans les divers appareils officiels de la terreur communiste (en Union soviétique et ailleurs) et, parfois, les ayant dirigés, ne le firent pas, bien entendu, en tant que juifs, mais bien en tant que stalinistes, que communistes et que « peuple soviétique ». Par conséquent, il est expédient d’ignorer leur origine et de « mettre la sourdine » : « Qu’avons-nous à voir, nous, avec cette bande de criminels », n’est-ce pas ? Mais ne les oublions pas !
Je pense tout-à-fait différemment : je trouve inacceptable que quelqu’un soit considéré membre du peuple juif quand il fait de grandes choses, mais qu’il ne soit plus considéré comme faisant partie de notre peuple dès lors qu’il commet des actes
particulièrement méprisables ou atroces.

En dépit de nos dénégations, nous ne pouvons échapper à la judéité de « nos bourreaux », qui ont servi la Terreur Rouge avec loyauté et zèle et, ce, dès le début.
Quoi qu’il en soit, nous pourrons toujours compter sur d’autres, qui ne manqueront pas de nous rafraîchir, à jamais, la mémoire !

Source en Anglais ici

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22 février 2008

Prière de ne pas déranger le président LOZES

Interpellé par plusieurs personnes et en particulier par une ex militante qui a vite compris que le CRAN n'était rien d'autre qu'une confrérie d'ânes, montée de toutes pièces par le CRIF pour distraire la négraille de France assoiffée de reconnaissance, Patrick LOZES est pris d'un délire de pouvoir et menace de représailles pour le scandale décrit ci-dessous.

Il y a deux semaines, La cour d’appel de Rennes s’est prononcé vendredi dernier pour le maintien en rétention administrative d’un bébé de quinze mois avec sa mère sans-papiers au centre de Saint-Jacques de la Lande, près de Rennes. Cette décision a été notifiée pour “une durée de dix-sept jours minimum”, ont précisé les associations de défense des sans-papiers. «Cette situation est d'autant plus inadmissible que cette jeune femme, qui a fui la République Démocratique du Congo, est en France depuis sept ans. Son bébé est né en France, son compagnon, père de son enfant, réside depuis onze ans en France, il est en situation régulière, il a un logement et un emploi stable», a indiqué le MRAP d’Ille et Vilaine.
Les Verts rennais se sont insurgés contre ce placement en rétention, décidé “au mépris des conventions internationales sur les droits de l’enfant" et ont demandé l’annulation de l'arrêté de la préfecture d’Indre et Loire à l’origine de cette situation. Carine Weber, candidate aux municipales sur la liste de “défense des droits ouvriers” s’est également élevée contre ces “lois scélérates” au nom desquelles “hommes, femmes et enfants sont détenus sans
jugement à la merci de l’arbitraire”.La Ligue Bretonne des Droits de l’Homme a dénoncé de son côté “une situation
intolérable”.
P.H.A.(source journal libération)

Face à cette horreur qui devrait faire prendre conscience à la France et au monde entier que le sarkozysme est aussi, voire plus dangereux que le nazisme, notre ex-membre du CRAN interpelle comme il se doit Patrick LOZES bien plus soucieux d'aller dîner au C.R.I.F, ce faisant s'assurer un strapontin dans l'autocar du bonheur. En guise de réponse, le président de la confrérie des ânes noires comme on la surnomme, menace l'humaniste dame de représailles.

Notons que c'est ce même LOZES qui, pendant que Christiane TAUBIRA, les Afrodescendants et Africains se réjouissaient de l'entame de victoire de la reconnaissance de l'esclavage comme crime de l'humanité par l'état français, ce LOZES prenait de l'argent sous les tables, pour organiser parallèlement aux manifestations de la mémoire de l'esclavage, une méga fête comme pour saborder cet instant douloureux.

Nous avons depuis compris que cet ignoble personnage vendrait père et mère pour s'assurer quelques entrées ci et là au diner du CRIF et ailleurs et c'est la raison pour laquelle il n'est pas surprenant qu'il s'en prenne à cette citoyenne. Mais LOZES, autant vous le dire, votre avidité trouvera sur son chemin notre détermination à vous combattre si seulement vous osez.

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13 février 2008

LE ROITELET DEBY prononcera bientôt la grâce, la clémence aux malfrats.

Il ne manque plus qu'un saut à Ndjaména du Roi français Sarkozy, pour parachever le travail et ainsi introniser à nouveau l'ignoble dictateur "roitelet" Idriss Déby. Selon des indiscrétions, le Roi-voyageur de France doit pouvoir se rendre au Tchad d'ici quelques jours pour finaliser le travail d'expulsion des opposants au régime de Déby et implanter les forces françaises sous le nom de l'eufor afin de contrôler (sécuriser) les points stratégiques.
Suppliant, implorant (pour utiliser le terme de MBOA) la France à exiger une clémence pour les fraudeurs de l'Arche de Zoé, Déby, soutenu par la France lors de la tentative d'éviction de son trône, veut ainsi montrer au Roi de France, qu'il lui reste fidèle à vie.
Nous savons depuis lundi que les demandes tant réclamées par le roitelet président tchadien sont arrivés à Ndjaména via l'ambassade de France et, question de jours maintenant, les fraudeurs malfrats pourraient se retrouver hors des barreaux. Ont-ils jamais séjourné derrière les barreaux en France ?

Pauvre Afrique !

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01 février 2008

LA NEGROPHOBIE MAROCAINE et MAGHREBINE TOUT SIMPLEMENT!

On ne le dénonce pas très souvent, mais le maghreb est un terreau où la négrophobie est un exercice de haute qualité. Les Arabes qui se revendiquent quand ils sont hors de leurs base, de "cousins" des Noirs, dès qu'ils sont chez eux, se livrent au même racisme que celui que l'on rencontre chez les leucodermes en général. Ce cousinage de circonstance affiché en Europe n'est qu'un leurre et une ruse des Arabes que les Noirs doivent pouvoir décéler. Hartani ou AAzi n'est-ce pas comme cela qu'on désigne les Noirs au Maroc, Tunisie etc ? Lisez plutôt ce qui suit.

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Les Marocains racistes des Noirs.
vendredi 27 mai 2005                                 
Par Smahane Bouyahia

Au Maroc, comme dans le reste du Maghreb, le peuple noir est depuis toujours victime de discriminations. Persécutions, agressions, insultes, injures... sont le lot quotidien des hommes de couleur. Pour mieux comprendre ce phénomène, Afrik.com a recueilli le témoignage d’associations, d’étudiants africains et de citoyens marocains.

Un comportement raciste différent

Selon Pierre Vermeren, historien spécialiste des sociétés maghrébines, il faut différencier le degré de racisme envers un Noir marocain et un Noir étranger. " Il existe différentes catégories de Noirs au Maroc. La première concerne les populations noires endogènes qui sont mélangées à la population marocaine et qui descendent tout droit des esclaves. La deuxième, est celle des populations noires du Sud. Elles se concentrent dans des oasis entièrement peuplées d’Africains noirs, mais qui ne sont, en aucun cas, mélangées aux Berbères ou aux Arabes. La troisième, touche les Africains du Sénégal majoritairement, qui venaient faire leur pèlerinage dans la médina de Fès. Enfin, la dernière catégorie, les étudiants et les migrants est celle qui est la plus touchée par le racisme. "
Pour la plupart des Marocains, le jugement anti-négritude se répercute à travers leurs comportements face aux étrangers noirs non intégrés à la population d’une part, et (ou) non musulmans d’autre part. Il s’agirait d’un profond sentiment de supériorité qui remonterait à l’antiquité. Les Noirs esclaves au Maroc, se comptaient en centaines de milliers à l’époque. Ils constituaient pour certains le corps militaire marocain, la garde civile, tandis que d’autres remplissaient des taches qu’on leur attribuait sous le règne d’Ahmed El Mansour Eddahbi ou encore de Moulay Ismail au 16e et 17e siècle.
Aujourd’hui, " l’esclavage n’a jamais été aboli officiellement. Le protectorat français, au début du 20e siècle, en a simplement interdit la pratique. Mais l’initiative n’est jamais venue de la société marocaine elle-même ", rapporte l’historien qui nous renvoie à l’ouvrage de Mohammed Ennaji, Soldats, esclaves et concubines qui, selon lui, illustre parfaitement cette période.
"Il est rare qu’une Marocaine épouse un Noir" Pour Nadia, une Marocaine âgée de cinquante ans, il ne s’agit pas
simplement d’un problème racial. " C’est plus profond que ça. C’est un sentiment qui s’est perpétué de génération en génération. Il est extrêmement rare, par exemple, qu’une Marocaine épouse un Noir, même musulman. Cela ne se fait pas. Le seul cas qui soit, à la rigueur, ‘toléré’, est lorsque l’homme n’a pas les traits trop négroïdes. On craint le fameux ‘qu’en dira-t-on’ de la famille et/ou de l’entourage. La femme en question entendra souvent sa mère ou une proche lui dire qu’il y a ‘suffisamment de bons Marocains pour ne pas aller chercher un Noir’ ".Selon les dires de Nadia, ce sentiment serait monnaie courante au Maroc, et partout ailleurs au Maghreb. " Même pour un homme, qui en générale est plus ‘libre’ puisque c’est lui qui transmet son nom et sa religion à ses enfants, épouser une femme de couleur,n’est pas accepté par son entourage. Et c’est encore plus difficile quand il ne s’agit pas d’un ou d’une non musulman. Les mariages mixtes sont
déjà très rares dans notre culture, alors avec des Noirs non marocains, non musulmans, ça n’est jamais accepté. Que ce soit pour ma génération, la génération de mon père ou celle de mes enfants. "

Etre Noirs au Maroc : le cauchemar des étudiants et des immigrants

" Le racisme le plus violent s’exprime à l’égard des étudiants noirs. A la cité Internationale Universitaire de Rabat, c’est assez visible. Les étudiants qui viennent de part et d’autre du continent africain pour suivre leurs études, sont regroupés entre eux, voir isolés. Ils ne partagent pas les mêmes locaux que les étudiants ‘blancs’ marocains. C’est très communautaire ", rapporte Hervé Baldagai, Secrétaire Général de la CESAM (Confédération des élèves, étudiants et stagiaires africains étrangers au Maroc). " Les conditions pour les Noirs sont très difficiles, les insultes sont régulières. On nous traite en arabe de ‘sales nègres’, on nous ordonne de quitter le pays, on nous traite de ‘porteurs du Sida’, on
nous lance des pierres. C’est invivable. Nous rencontrons des difficultés dans les administrations, comme pour l’obtention de la carte étudiante ou encore pour la Bourse.
Les étudiants noirs retournent dans leur pays après leurs études" Au Maroc, nous ne pouvons pas trop en parler.Récemment, la chaîne 2M a organisé un débat sur le sujet. Le problème, c’est qu’à la diffusion, certains passages avaient été censurés, notamment les passages où il y a eu des plaintes. Nous parlons entre nous des agressions dans les rues mais c’est tout. De toute manière, que voulez-vous qu’il se passe ? En général, à la fin de leurs études, les étudiants noirs retournent dans leur pays d’origine. Sauf ceux qui viennent de pays en guerre comme la Sierra Leone, le Togo, la Côte d’Ivoire, qui sont contraints de rester au Maroc.
" En général, nous ne nous expliquons pas l’attitude de certains Marocains. Je trouve pour ma part que certains facteurs doivent être pris en considération. Le premier est religieux. Les Noirs musulmans sont moins persécutés que les Noirs chrétiens ou animistes. Le deuxième facteur est dû à une méconnaissance culturelle. Les média marocains montrent toujours des aspects négatifs de l’Afrique subsaharienne (le Sida, les guerres...), et les Marocains finissent par
avoir peur de nous et donc nous rejettent. Troisième mise en cause : l’éducation. Il est courant aussi d’entendre des enfants ou des adultes traiter ces personnes de " hartani " (homme de second rang) ou de aazi (nègre). Les jeunes enfants nous insultent devant leurs parents sans que ces derniers ne les corrigent ou ne les grondent.
Enfin, il existe, à mon avis, une dernière raison. Elle est politique. Depuis 1984, le Maroc ne fait plus parti de l’Union africaine. Ce retrait s’explique du fait que certains pays africains, comme le Cameroun ou l’Afrique du Sud, ont remis en cause la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidentale ", souligne le Secrétaire Général de la CESAM.

"Un Noir non musulman est regardé différemment d’un Noir musulman" Etudiant Congolais à l’ESM de Rabat (Ecole Supérieur de Management), Parfait M’Benzé Mouanou suit actuellement un Master en management logistique et ingénierie des transports. Cela fait déjà un an et demi qu’il étudie au Maroc. Aujourd’hui, il témoigne. " Les Congolais n’ont pas besoin de visa pour aller au Maroc. Seul le passeport nous est demandé. Par contre, nous devons donner près de 500 euros de dessous de table à l’aéroport sous peine de se faire expulser du territoire. A part ça, mon intégration se passe bien.
Mais je dois avouer que j’ai voulu repartir dès mon premier jour ici. Cela ne se passait pas vraiment comme je l’espérais. Au Maroc, on accepte mal la différence culturelle et religieuse. Un Noir non musulman est regardé différemment d’un Noir musulman par exemple. Pareil pour un Noir marocain et un Noir étranger. J’ai vécu en France 15 ans, je suis également allé en Côte d’Ivoire, au Togo et dans beaucoup d’autres pays. Et je peux dire que l’intégration n’est
pas la même ici (...) Nous ne sommes pas si nombreux que ça au Maroc, mais les Marocains nous en veulent, car il y a déjà pas mal de chômage dans le pays et ils n’acceptent pas que nous puissions prendre ’leurs’ emplois. A la fin de mes études, je retournerai au Congo. Je ne me vois pas faire carrière ici. Vous savez, il fut un temps où les étudiants d’Afrique noire allaient suivre leurs études en Côte d’Ivoire ou au Togo. Ce sont des pays plus proches de nous culturellement. Mais avec les troubles dans ces deux pays, nous venons désormais au Maroc et c’est bien différent. Je tiens toutefois à souligner qu’il ne faut pas généraliser. Le Maroc reste un beau pays, très ouvert sur certains points. Des personnes nous ont très bien reçus, très bien accueillis. C’est vraiment ces personnes-là qui font la fierté du pays ", souligne le jeune étudiant. A coté de lui, un
jeune Béninois, qui a souhaité garder l’anonymat, nous confie, quant à lui, que les insultes font partie de son lot quotidien.
Une timide prise de conscienceAujourd’hui les langues se délient. Le sujet reste cependant très tabou au Maroc, pays qui fait de l’hospitalité un atout culturel.
Depuis la parution de l’article de Maria Daif, dans le journal marocain Telquel, il y a une légère prise de conscience. Amel Abou El Aazm, est une des fondatrices de la jeune association Lawnouna (" Nos couleurs "), créée en 2004 et située à Rabat. Le but de cette association est de faire le pont entre les Marocains et les Noirs ou les personnes venant d’horizons diverses. Selon elle, " la discrimination dont sont victimes les Subsahariens et les Noirs est un fait. C’est assez dur pour eux. Personne ne peut nier qu’il existe du racisme au Maroc, ceux qui le nient font preuve de mauvaise fois. Mais il faut tout de même admettre qu’il existe dans notre pays des Subsahariens qui vivent très bien. Ils ont compris qu’il fallait avoir une certaine attitude à adopter pour s’intégrer, notamment se mêler à la population. Il y a un premier pas à faire, pour s’adapter et découvrir la culture de l’autre et la société dans laquelle on vit. Il s’agit peut être d’un petit nombre, mais ça prouve qu’il y a un moyen pour que cela se développe. Et c’est le but de notre association. Elle peut aider les personnes noires à franchir les barrières qu’elles peuvent rencontrer. S’il faut, par exemple, 4 à 5 ans à un étudiant pour s’intégrer au Maroc, Lawnouna, veut, au travers diverses activités, accélérer cette intégration "." Le racisme est plus visible dans la rue. Je ne pense pas qu’il y ait un seul Noirs au Maroc, qui puissent sortir sans qu’on lui rappelle justement qu’il est Noir. Les clichés et les préjugés ont été nombreux sur le peuple noir. Il fut un temps où certains les prenaient pour des cannibales, des mangeurs d’hommes. Il y a aussi le fait qu’il soit des descendants d’esclaves. Mais vous savez, j’ai moi-même passé
quelque temps au Congo, j’ai aussi déjà séjourné au Mali. J’ai dû là-bas dépasser les clichés et les préjugés qui m’étaient attribués. En tant que Franco-marocaine, au Mali comme au Congo, je passais inévitablement par l’expérience du ‘blanc en Afrique’. Ce sont des sentiments ancrés dans les moeurs, comme au Maroc, ajoute la jeune femme." Officiellement, rien n’est fait pour lutter contre ce racisme, même si le Roi affiche un discours pro-africain et rappelle toujours l’unité
africaine dans ses allocutions. Il faut se féliciter tout de même de voir que, de plus en plus de festivals africains réunissant des Peuls, des Maliens ont lieu dans le pays. Nous avons notamment eu la visite de Youssou Ndour (artiste sénégalais, ndlr) ", conclut Amel Abou El Aazm. Le débat est ouvert. Et nous espérons que notre modeste contribution participera à faire avancer les choses...

Posté par MATUMBA à 21:03 - DU MAGHREB - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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