ARMADA, l'association avec laquelle il faut désormais compter, car avec elle, pas question de compromissions et fourvoiements. Je vous livre une réflexion fort intéressante qui mérite notre attention et se dire que le loup ne dort jamais et il est temps de le charger à la bergérie.

Aéroports de Paris, condamnée à 4 réintégrations pour discrimination raciale et licenciement, refuse de payer. L’Arche de Zoé, société écran du frère de Sarkozy, donne les clés pour comprendre la fourberie structurelle qui préside au raisonnement du pouvoir quand il est confronté inopinément à la résistance noire.


1. Arche de Zoé : le mépris

Nicolas Sarkozy s’est précipité au Tchad apparemment pour protéger des ressortissants français considérés comme les otages d’un tribunal de sauvages. Bien entendu, il ne tolèrerait pas qu’un président africain vienne à Paris réclamer des citoyens Africains. Peut-on imaginer le président de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, sautant dans un avion pour venir protéger le petit voyou Fofana de la barbarie sioniste prête à en faire le symbole de l’antisémitisme des noirs ? Pas de danger ! Le Tchad est une colonie comme les autres, son président n’est qu’un valet transitoirement installé par la françafrique, il n’a qu’à bien se tenir s’il tient à son poste, normal.

Mais Sarkozy ne protégeait nullement quelques français croyant de bonne foi sauver des orphelins, en les adoptant. Il protège simplement des intérêts marchands, et tout particulièrement ceux de sa famille et de son clan.

Dans les pays riches, le taux de stérilité élevé amène de plus en plus de couples solvables à souhaiter satisfaire le caprice de POSSEDER légalement des enfants qu’ils n’ont pas procréés. Ils pourraient offrir un toit à des familles logées dans des taudis EN FRANCE, parrainer des enfants africains pour qu’ils soient correctement scolarisés CHEZ EUX, s’engager pour être famille d’accueil pour des enfants de la DDASS. Mais chacun sait faire la différence entre un chien galeux et un cheval de course : le premier amène des ennuis, le deuxième peut rapporter gros.

Que les enfants soient fréquemment raflés à leurs parents, dans de nombreux pays à forte natalité, pour l’expérimentation de « médicaments » (le secteur d’activités de François Sarkozy, co-fondateur de l’Arche de Zoé), pour le prélèvement d’organes, pour la prostitution, pour le service domestique, ou pour donner un prestigieux label de générosité « humanitaire » à leurs parents d’adoption, la même rationalité criminelle est à l’œuvre : il y a une demande SOLVABLE de la part des pays riches ; les enfants constituent la matière première à extraire de leur famille, de leur culture, de leur pays. Il s’agit de les transformer en investissements rentables. De fait, le minimum de ce qui est attendu des acquisitions apparemment les plus charitables, dites « adoptions », c’est la gratitude des enfants, et au-delà, de leur pays d’origine. Il s’agit donc, en les « sauvant », de faire des enfants arrachés à leur univers des JANISSAIRES, des serviteurs décérébrés du pays qu’on leur attribue de force, après enlèvement à leurs parents avec l’appât de promesses variables: compensations financières, promesses d’éducation ou de soins médicaux.

Nous dénonçons la rationalité criminelle à l’œuvre dans toutes ses variantes, « humanitaires », « légales » clandestines et maffieuses : c’est le principe de la traite négrière qui reste à l’œuvre ! Nicolas Sarkozy s’est précipité pour qu’on le voie « libérer » quelques français : il fallait que le message soit clair : qu’ils soient coupables ou innocents ne change rien à l’affaire : seuls les Africains sont coupables, question de principe pour l’Etat français!

2. Aéroports de Paris (ADP) : la fourberie 

Un employé se distingue, à la fois visuellement, parce qu’il est noir, et intellectuellement, parce qu’il est nettement disqualifié par l’emploi qu’il occupe, par rapport à ses qualités, reconnues par tous ceux qui travaillent avec lui. Lorsqu’il veut candidater pour une promotion, il est licencié, incroyable mais vrai ! Dans la foulée, 3 de ses collègues blancs, indignés par cet acte de discrimination flagrant, sont licenciés pour avoir exprimé leur solidarité.

Après plusieurs rebondissements, la justice a reconnu entièrement les torts de l’employeur envers les 4 salariés. Ainsi, la cour d'appel de  Paris, par un arrêt du 5 juillet 2007 ordonne à ADP leur réintégration immédiate sous astreinte financière journalière !

Les 4 sont donc réintégrés, après plus d’un an de licenciement injustifiable. A nouveau, l’employeur bafoue toute légalité, et refuse de payer les indemnités qu’il leur doit. Il monte même une cabale impliquant l’UNEDIC pour, tout en ne payant pas les arriérés de salaire et de prime de 15 mois, contraindre illégalement les 4 salariés à rembourser les indemnités de chômage alors que l’affaire fait l’objet d’un pourvoi en cassation de la part de la même ADP !

Il s’agit de faire comprendre à tous les salariés d’Aéroports de Paris la règle du jeu : le patronat a toujours raison, même quand la loi le condamne et il est prêt à tout pour briser la résistance : diffamer un résistant noir pour l’isoler, miser sur l’épuisement des victimes, acheter les syndicats etc…

3. Une résistance structurelle 

La justice tchadienne fait son travail et confirme les pires soupçons sur Zoé; la justice française fait son travail et confirme les sanctions décidées contre ADP. Aucune justice n’est infaillible, mais les tribunaux doivent devenir notre outil de travail, pour révéler, pour approfondir l’analyse des iniquités, pour décourager de nouveaux crimes par des sanctions appropriées.

La Déclaration universelle des droits de l’homme, approuvée par l’ONU en 1948, a reconnu une notion qui n‘existait pas auparavant dans le droit : le crime contre l’humanité, imprescriptible, défini comme l’atteinte, visant à l’extermination, d’un groupe de personnes pour ce qu’il est, non pour ce qu’il fait. Nous affirmons que les deux cas d’intimidation notoire par le pouvoir, décrits ci-dessus, relèvent d’une même volonté d’éradication de la résistance noire à la banalisation de l’arbitraire et du despotisme dans la classe politique française.

Dans les deux cas, notre adversaire fait une démonstration de force disproportionnée, grotesque, face à des personnes qui exercent leurs droits élémentaires : Thierry BADJECK n’avait rien FAIT, la justice tchadienne exerçait un contrôle NORMAL après avoir été alertée sur des agissements inadmissibles et criminels ! Dans les deux cas, il s’agit d’intimider l’Afrique globale, de la paralyser afin de continuer à exploiter les Africains et Descendants d’Africains par des méthodes qu’on n’oserait pas appliquer à d’autres.

Notre résistance est structurelle : elle ne s’attaque pas seulement aux innombrables pratiques illégales qu’on nous réserve, elle arme les autres secteurs de la société contre d’autres abus de pouvoir structurels.

 
Nous sommes l’ARMADA qui remet en question le règne des négriers

 assoc.armada@yahoo.fr

Paris le 16 novembre 2007