27 septembre 2007
AHMADINEJAD défie les Occidentaux, mais personne ne veut l'affronter dans les règles.
| |||
| Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York |
CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN, M. MAHMOUD AHMADINEJAD: 25 SEPTEMBRE 2007
Le
Président de la République islamique d’Iran, M. Mahmoud Ahmadinejad, a
défendu aujourd’hui, lors d’une conférence de presse, les activités
nucléaires de son pays, affirmant que celles-ci étaient légales, et a
reproché à « certaines grandes puissances » d’y être hostiles
uniquement pour des raisons politiques.
Selon
le Président iranien, les activités nucléaires de l’Iran, y compris le
développement d’un réacteur à eau lourde, sont conformes aux règles de
l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). « Il s’agit
d’une question technique et juridique », a-t-il déclaré. « Nous avons
agi constamment de manière responsable envers l’AIEA et continuons de
le faire », a dit M. Ahmadinejad. Il a assuré que l’Iran était
« transparente » auprès de la communauté internationale concernant ses
activités nucléaires.
Mais,
selon lui, malgré la légalité des activités nucléaires iraniennes,
« certaines puissances hostiles à l’Iran depuis 30 ans ont transformé
cette question juridique en une question politique controversée ». Il
a affirmé que son pays ferait tout pour empêcher des sanctions et a
accusé « certaines grandes puissances d’imposer leur volonté au Conseil
de sécurité ». Il a relevé que ces grandes puissances utilisaient
elles-mêmes l’énergie nucléaire et voulaient développer son usage. Il
a souligné que l’énergie nucléaire était moins chère et plus propre que
d’autres sources d’énergie. Il a affirmé que les énergies éolienne et
solaire étaient plus coûteuses et que l’Iran avait le droit de choisir
ses sources d’énergie.
À un journaliste qui lui demandait s’il reconnaissait l’État d’Israël,
M.
Ahmadinejad a déclaré que « le régime sioniste » était « un régime
occupant illégal ». Il a dénoncé « les meurtres quotidiens depuis 60
ans » de Palestiniens, qui ont droit, selon lui, à
l’autodétermination. Interrogé par un journaliste sur l’Iraq et les
accusations concernant le rôle de l’Iran dans l’insécurité de ce pays,
le Président iranien a déclaré que son pays était « sérieusement
hostile à toute forme d’insécurité en Iraq ». « Nous sommes pour la
paix et la sécurité en Iraq », a-t-il ajouté. Il a reproché à « ceux
qui occupent l’Iraq », d’accuser d’autres pays d’être responsables de
l’insécurité dans ce pays parce qu’ils sont eux-mêmes en train
d’échouer en Iraq.
Interrogé
sur ses propos controversés concernant l’homosexualité lors d’une
visite lundi à l’Université Columbia à New York, M. Ahmadinejad a dit
qu’il ne savait pas s’il y avait des homosexuels en Iran. « Concernant
l’homosexualité, je ne sais pas où c’est », a-t-il répondu.
Répondant
à une question sur l’accueil qui lui avait été réservé à l’Université
Columbia, il a rappelé qu’il y avait été invité. « Il était prévu que
j’exprime mon point de vue », a-t-il dit. Il a estimé que les
responsables de l’Université Columbia devraient « apprendre un peu plus
à écouter des choses qu’ils n’aiment pas entendre », en référence au
discours introductif très critique du président de l’Université
Columbia, Lee Bollinger. Il a affirmé qu’en ce qui le concernait, il
était suffisamment patient pour écouter des groupes qui lui étaient
hostiles.
À
un journaliste qui a affirmé que les universitaires iraniens n’étaient
pas libres et que certains avaient été poursuivis par la justice, M.
Ahmadinejad a démenti cette affirmation. « Personne ne peut être
persécuté et personne n’a été persécuté », a-t-il déclaré. Il a
affirmé que la justice iranienne était indépendante et qu’elle faisait
respecter la loi de façon indépendante. Il a rappelé lui-même qu’il
était un ancien universitaire. Il a affirmé que des milliers
d’universitaires étrangers voyageaient chaque année en Iran et que les
universitaires étrangers étaient les bienvenus en Iran. Il a également
affirmé que la presse américaine était présente en Iran et était libre,
soulignant qu’elle avait pu réaliser des entretiens avec lui il y a
plusieurs jours. En revanche, il a regretté que la presse iranienne
n’ait pas pu obtenir des entretiens avec des responsables américains.
Guillaume Weill Raynal, auteur de «Les nouveaux désinformateurs» , au Quotidien d'Oran Hommes d'influence, relais et balivernes
par
Entretien Réalisé Par Myriam Rayan
En France, ces dernières années - surtout depuis
l'Intifada II -, tout ce qui touche Israël, les juifs, l'Islam, les Arabes, les
banlieues... est devenu l'enjeu d'une véritable guerre sémantique. Des agents
d'influence ou des « clercs de service » travaillent à valider des thèses
inavouables. Dans son dernier livre « Les nouveaux désinformateurs » (éd.
Armand Colin), Guillaume Weill Raynal, avocat de formation, traque dans les
détails, et exemples à l'appui, la désinformation, et démasque ceux qui sont à l'œuvre
dans le paysage médiatique français. Entretien.
Le
Quotidien d'Oran: Votre nouvel essai «Les nouveaux désinformateurs» s'attaque à
un sujet compliqué et difficile, la désinformation. Comment naît-elle ? Quel
est son processus de fabrication ? Et pour servir quelle cause ?
Guillaume Weill Raynal: La désinformation n'est qu'une exploitation, théorisée
et mise en pratique sous forme systématisée, des ressources éternelles de la
mauvaise foi humaine d'un côté, de la crédulité de l'autre. Voilà pourquoi il
s'agit d'un phénomène difficile à cerner. Il recèle une part de spontanéité
(l'envie qu'ont les gens d'être trompés, de croire à des clichés), et une part
de manipulation qui consiste précisément, pour un petit nombre de personnes, à
exploiter cette envie. C'est ce mélange qui rend l'analyse et la critique de la
désinformation si difficiles. Il n'y a pas de «cabinet noir» avec des gens qui
appuient sur un bouton, et hop, l'opinion est manipulée. C'est beaucoup plus
subtil. Mais il y a effectivement de véritables campagnes de manipulation,
pensées, construites et mises en œuvre, où chaque instrument, comme dans un
orchestre, joue sa partition. Si vous me permettez cette métaphore, la flûte et
le triangle peuvent y avoir autant d'utilité que la grosse caisse ou les
cymbales.
Volkoff le disait déjà il y a vingt ans: la désinformation n'est rien d'autre,
en définitive, que l'application à la communication politique des techniques du
marketing et de la publicité. Lorsque l'on sait, par exemple, que les thèmes de
la campagne électorale de Sarkozy ont été définis lors de réunions de groupes
«qualitatifs», calqués sur le modèle des réunions de consommateurs, je ne pense
pas qu'évoquer la place grandissante que prend la désinformation dans une
société de masse relève d'une vision du monde paranoïaque ou conspirationniste.
Elle peut être mise au service de n'importe quelle cause. Il est impossible
d'en décrire les processus de fabrication en quelques lignes. Une étude
sommaire de ces processus couvre déjà un chapitre de mon livre. Pour faire
court: le principe est toujours le même. Détourner l'attention, par le biais de
l'émotion, des vrais enjeux au profit d'enjeux totalement artificiels. Faire
réagir l'opinion aux problèmes de la planète comme s'il s'agissait d'un
téléfilm sentimental et manichéen. Il y a une dizaine d'années, un film
extraordinaire «Des hommes d'influence», avec Robert de Niro et Dustin Hofmann,
mettait en scène ce type d'opérations avec un réalisme saisissant.
Q.O.:
Comment expliquez-vous que la lutte contre l'antisémitisme soit instrumentalisé
e, détournée à ce point en France ?
GWR: C'est une question que j'ai longuement étudiée dans mon premier livre «Une
haine imaginaire», puis dans le deuxième, «Les nouveaux désinformateurs» . Je
suis en train de préparer un troisième livre sur le sujet... Disons que la
«question juive» hante l'imaginaire occidental. On ne raye pas d'un trait de
plume 2000 ans de judéo-christianisme, jalonnés par l'antisémitisme et dont la Shoah
Q.O.:
Sans pour autant céder à la vision conspirationnisme, qui sert souvent d'alibi,
de nombreux intellectuels juifs et parfois non-juifs - Alain Finkielkraut,
Jacques Tarnero, Pierre-André Taguieff et d'autres - participent massivement à
valider les arguments sur cette question. Quelle est votre analyse de ce point
de vue ?
GWR: C'est l'un des points que j'avais analysés dans «Une haine imaginaire».
Tous ces intellectuels se contentent d'idées toutes faites, maquillées avec de
jolis concepts sociologico- philosophiques, et négligent complètement l'examen
de la réalité. C'est ainsi qu'entre 2002 et 2005, ils se sont mutuellement
cités en boucle pour répéter inlassablement la même affirmation selon laquelle,
en France, une déferlante de haine médiatique avait diabolisé, nazifié, Israël
et les Juifs. Le problème est qu'aucun d'entre eux n'a jamais cité le moindre
exemple précis de ce qu'ils avançaient. J'ai moi-même cité de très nombreux
contre-exemples qui ruinaient totalement leurs thèses. Le rôle de ces
intellectuels est particulièrement intéressant car ils constituent ce qu'on
appelle, en termes de désinformation, la «caisse de résonance»: en tant que
«relais», ils sont à la fois désinformateurs et désinformés. Ils ne sont pas
forcément de mauvaise foi car ils partagent avec leur public le besoin de
croire à des balivernes. Le problème est qu'ils jouissent sur le plan moral et
intellectuel d'un tel prestige que leur public les croit sur parole. C'est la
«nouvelle trahison des clercs».
Q.O.: La frange la plus militante de la
communauté juive et ses dirigeants, «travaillés» par des idées
néoconservatrices venues notamment d'Amérique, tentent de reproduire en France
le modèle d'organisation des juifs US. Tous ceux qui critiquent Israël sont
taxés d'antisémites. Comment décryptez-vous cette réalité ?
GWR: J'ai souligné dans «Les nouveaux désinformateurs» comment fonctionnait le
«couplage» du thème de l'antisémitisme et de celui de l'antiaméricanisme. La
formule n'est pas de moi mais de... Pierre-André Taguieff. Il utilise,
précisément, ce couplage (là où je montre comment fonctionne son
instrumentalisation , c'est ce qui nous distingue, lui et moi) pour soutenir l'idée
que s'opposer à la guerre en Irak ou faire remarquer que George Bush n'est pas
un génie relèverait peu ou prou d'une démarche antisémite. Cette idée grotesque
a été à nouveau exploitée en France, lors des présidentielles. Il s'est trouvé
des gens très sérieux pour soutenir que l'anti-sarkozysme était une forme
d'antisémitisme ! Alain Finkielkraut s'est même livré à une démonstration
particulièrement tordue pour expliquer que ce qu'il nomme la «passion
égalitaire» du Parti socialiste s'apparentait à ce que Benny Levy appelait le
«meurtre du pasteur», c'est-à-dire le refus de la loi sinaïtique... Comme
disait le sapeur Camembert, quand les bornes sont franchies, il n'y a pas de
limites.
Q.O.:
Allons plus loin dans l'explication. Dans votre livre vous vous attardez
longuement sur le cas du journaliste d'Arte, Daniel Leconte, qui serait, selon
vous, un «agent d'influence». Comment fonctionne le «système Leconte» ?
GWR: Vladimir Volkoff avait écrit, en 1981, Le Montage, un roman un peu oublié
aujourd'hui (mais qui avait eu le Grand Prix du roman de l'Académie française)
consacré à la désinformation soviétique qui sévissait alors en France et en
Europe de l'Ouest. On sait que cette fiction avait été nourrie par une
documentation très sérieuse sur les agents d'influence que la DGSE
Q.O.:
La critique de l'islamisme et de l'islamo-gauchisme vise de plus en plus
clairement l'Islam et les musulmans en France. L'hebdomadaire «Charlie-Hebdo» ,
à travers Philippe Val, son directeur, incarne cette tendance (Caroline Fourest
et d'autres) ? Comment expliquez-vous que l'islamophobie soit escamotée à ce
degré ?
GWR: C'est une dérive qui ressemble en de nombreux points à l'évolution des
néoconservateurs américains. A l'origine, ces gens étaient issus de la gauche
américaine. Ils luttaient avec un souci louable contre la tendance que peuvent
avoir les démocraties à se «coucher» devant les totalitarismes. Difficile, au
départ, de ne pas être d'accord avec ces thèses. Mais partant du syndrome de
Munich, on a progressivement glissé vers la thèse du choc des civilisations. Je
partage avec Val et Fourest les valeurs de liberté et de laïcité. C'est très
facile de lutter contre l'obscurantisme et les «barbus». Tout le monde est
d'accord. Là où je ne peux pas les suivre, c'est lorsqu'ils tirent prétexte de
l'affaire des caricatures de Mahomet qui était de toute évidence une
provocation pour faire croire que les grincements de dents, fort modérés
d'ailleurs, que cette affaire a suscités chez les Français musulmans seraient
une menace pour le monde libre ! Depuis quand la liberté d'expression est-elle
à sens unique ? Lorsqu'on provoque les gens sur un sujet sensible, il faut les
laisser s'exprimer, que leur réaction soit juste ou pas.
Val, Fourest (et BHL, et Finkielkraut) ont aussi apporté un soutien
enthousiaste à Robert Redeker. Ils nous ont fait croire que ce monsieur n'avait
fait que «critiquer l'islam» alors qu'il avait tenu des propos racistes
caractérisés. Il faut être aveugle pour ne pas le voir. Et inversement, ils ont
réussi à faire croire à un très large public et à de nombreux intellectuels que
ceux qui «critiquaient» Redeker étaient des ennemis de la liberté d'expression.
C'est vraiment le monde à l'envers !
Q.O.:
Comment êtes-vous perçu par la communauté juive en France: vous êtes celui qui
pratique «la haine de soi» ou celui qui a trahi ? Pourquoi êtes-vous engagé
dans cette exigence de la vérité ?
GWR: La communauté juive s'est abstenue de tout commentaire sur mes livres à
l'exception d'un article que me consacre... un psychiatre dans un ouvrage
collectif dirigé par le sociologue Schmuel Trigano. Cet ouvrage s'intitule les
«Alter Juifs» et dès les premières lignes, il est indiqué que ceux qui se
définissent comme tels sont en réalité des «Anti Juifs». Pour ma part, je ne me
suis jamais défini ni comme Alter ni comme Anti. Je suis juif, un point c'est
tout. Et je n'ai pas de leçon à recevoir de ceux qui se sont arrogé le droit de
distribuer les bons et les mauvais points et qui surtout se refusent à accepter
le moindre débat sur le fond.
Je m'interroge d'ailleurs sur la déontologie d'un psychiatre des hôpitaux qui,
dans un ouvrage public, porte un diagnostic sur celui dont la «maladie» serait
d'exprimer des idées non majoritaires dans sa communauté. Ce médecin aurait
certainement fait une brillante carrière en Union soviétique. Quant à mon souci
de vérité, n'y voyez aucune forfanterie de ma part. Certains qualifient ma
démarche de «courageuse» alors que j'ai été surtout très naïf. J'ai toujours eu
le goût de la discussion et je pensais qu'il en allait de même de la part de ma
communauté et de ma famille. Je pensais simplement que j'allais contribuer à
nourrir un débat qui passionne tout le monde. Je ne m'attendais absolument pas
à cette chape de plomb. Certains membres de ma famille m'ont dit que toute
discussion avec moi serait «stérile et épuisante». Je suis tombé de haut...
http://www.lequotid
ien-oran. com/?news= 505705
24 septembre 2007
C'EST L'OCCASION DE SE DEBARRASSER DE LA FRANCE
La démarche de Mme ADAMA BA KONARE de faire un cours d'histoire à Nicolas Sarkozy, répond certes à une agression de ce dernier,lors de son récent voyage en Afrique; mais je dois dire qu'elle fait offense aux historiens, les vrais. Considérer ce parangon de l'incurie des questions historiques africaines comme historien est une grave erreur de considération. Car il n'échappe à personne que le discours de Sarkozy lui a été soufflé par des gens aussi nuls et incultes que lui en histoire et surtout lorsqu'il s'agit de l'Afrique.
De plus, je pense pour ma part que les historiens Africains devraient se battre pour que l'histoire africaine soit apprise et enseignée aux Africains et non aux Occidentaux qui n'en ont rien à cirer. Il faut déjà qu'ils maîtrisent la leur pour s'infliger la gymnastique intellectuelle de s'imprégner de celle des autres.
L'occasion est donnée ici aux linguistes, histories et autres de contrer les assauts colonialistes et esclavagistes des programmes occidentaux qui aliènent les Africains et les coupent de leurs racines. Je continue de croire que, Sarkozy grâce à son côté haineux et négrophobe, est une chance inespérée pour les Africains de couper enfin le cordon "ombilical" imposé.
Il faut déclarer la guerre à la France, là où elle pense avoir réussie.
Donc, il est certes justifié de répondre à l'incurie de l'élysée en matière historique, il est plutôt judicieux de changer les programmes colonialistes, encore plus dévastateurs que la logorrhée abécédaire de Nicolas Sarkozy sur l'histoire de l'Afrique. Ainsi le remarquait MBOA dans une excellente tribune (ici), si Sarkozy reste cohérent avec lui-même, alors il est fort à parier que les Africains ont toutes les billes pour se débarrasser du poids encombrant de la France. Et ceci passe par le rénonciation des programmes scolaires calqués sur le modèle colonialiste qui continuent de les pervertir. Ceci passe par le courage et la détermination dont doivent faire montre les Africains.
