La démarche de Mme ADAMA BA KONARE de faire un cours d'histoire à Nicolas Sarkozy, répond certes à une agression de ce dernier,lors de son récent voyage en Afrique; mais je dois dire qu'elle fait offense aux historiens, les vrais. Considérer ce parangon de l'incurie des questions historiques africaines comme historien est une grave erreur de considération. Car il n'échappe à personne que le discours de Sarkozy lui a été soufflé par des gens aussi nuls et incultes que lui en histoire et surtout lorsqu'il s'agit de l'Afrique.

De plus, je pense pour ma part que les historiens Africains devraient se battre pour que l'histoire africaine soit apprise et enseignée aux Africains et non aux Occidentaux qui n'en ont rien à cirer. Il faut déjà qu'ils maîtrisent la leur pour s'infliger la gymnastique intellectuelle de s'imprégner de celle des autres.

L'occasion est donnée ici aux linguistes, histories et autres de contrer les assauts colonialistes et esclavagistes des programmes occidentaux qui aliènent les Africains et les coupent de leurs racines. Je continue de croire que, Sarkozy grâce à son côté haineux et négrophobe, est une chance inespérée pour les Africains de couper enfin le cordon "ombilical" imposé.
Il faut déclarer la guerre à la France, là où elle pense avoir réussie.

Donc, il est certes justifié de répondre à l'incurie de l'élysée en matière historique, il est plutôt judicieux de changer les programmes colonialistes, encore plus dévastateurs que la logorrhée abécédaire de Nicolas Sarkozy sur l'histoire de l'Afrique. Ainsi le remarquait MBOA dans une excellente tribune (ici), si Sarkozy reste cohérent avec lui-même, alors il est fort à parier que les Africains ont toutes les billes pour se débarrasser du poids encombrant de la France. Et ceci passe par le rénonciation des programmes scolaires calqués sur le modèle colonialiste qui continuent de les pervertir. Ceci passe par le courage et la détermination dont doivent faire montre les Africains.