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MATUMBA

Espace de Discussion Libre.

29 juin 2007

ETES-VOUS SÛRS D'ÊTRE FRANçAIS ?

De notre chère France, depuis l'avènement de Monsieur 53%, le sort des étrangers a été scellé. Celui qui a axé sa campagne sur l'identité nationale a aujourd'hui toute légitimité de pratiquer sa politique de ségrégation et de rejet de tout ce qui n'est pas "National" à son goût. Le texte que vous lirez ci-dessous vous dira si oui ou non, vous avez le droit de vous revendiquer Français.
Une remarque cependant, si on l'appliquait à tous, il n'est pas sûr que le président Français lui-même réussisse à échapper aux châtiments qu'il inflige aux Autres.

Les papiers de vos parents, s’il vous plaît !

par Anne Chemin, Le Monde du 31 mars 2007

Lorsque Nicolas Sarkozy relie identité nationale et immigration, lorsque les discours s’emballent et la méfiance affleure, plusieurs millions de Français pensent sans doute à l’histoire tourmentée de leur famille. Selon Guy Desplanques, chef du département de la démographie de l’Insee, environ 10 % des personnes qui naissent chaque année en France ont deux parents nés à l’étranger. Depuis les années 1960, ce chiffre a parfois varié - il atteignait 12 % à la fin des années 1970, il est tombé à 9 % en 2003 -, mais il permet de saisir l’ampleur de cette France venue d’ailleurs.

Pour certains, cette histoire d’immigration est encore fraîche. Pour d’autres, elle est plus lointaine, enfouie dans la mémoire d’une famille qui a préféré oublier l’épopée parfois douloureuse du franchissement des frontières. Elle surgit alors à la faveur d’un dérapage politique, d’un événement familial ou d’une simple démarche administrative. C’est ce qui est arrivé à Kristian Feigelson, sociologue, qui raconte avoir découvert, lors d’une demande de renouvellement de passeport, qu’il n’était pas un Français « aussi français que les autres ».

Pour obtenir une carte d’identité sécurisée ou un passeport électronique, l’administration refuse désormais de reproduire le document périmé, comme elle le faisait auparavant. Elle procède désormais à un « examen approfondi » de la situation du demandeur au regard de l’identité, mais surtout de la nationalité. Lorsque la copie intégrale d’acte de naissance indique que les deux parents sont nés à l’étranger, elle exige donc une « preuve » de la nationalité française. Certains acceptent volontiers de se plier à cette nouvelle exigence, d’autres s’en offusquent.

Face à cette demande, Kristian Feigelson a eu le sentiment d’appartenir à une « sous-catégorie de citoyens ». « Comme s’il y avait des vrais Français, dont les parents sont nés en France, et des faux, dont les parents sont nés à l’étranger. » « J’étais stupéfait, raconte-t-il. Je suis français, je suis né en France de parents français, je vis en France et je n’imaginais pas devoir un jour apporter la preuve de ma nationalité devant une administration. » Ce contre-temps administratif l’a replongé dans l’histoire de la famille Feigelson, qui a fui l’URSS dans les années 1930 pour rejoindre Berlin, puis Anvers et Paris. « Ils croyaient être en sécurité en France, mais, sous le régime de Vichy, ils ont été pourchassés comme juifs étrangers, raconte ce sociologue de la Sorbonne. En juillet 1942, ils ont échappé à la rafle du Vél’d’hiv grâce à un policier qui a prévenu la concierge. »

En demandant à Kristian Feigelson le certificat de naturalisation de son père, l’administration a réveillé une histoire douloureuse qui, malgré l’enracinement de la famille en France, n’est pas vraiment « passée ». « Sous le régime de Vichy, mon père a rejoint la Résistance et s’est engagé dans les chasseurs alpins, ce qui lui a valu la croix de guerre 1939-1945, poursuit-il. Une fois naturalisé, en 1946, il a souhaité reconstruire sa vie en s’intégrant à la société française. Il a fallu près de trente ans à cette société pour réexaminer ce passé, comme l’a noté l’historien américain Robert Paxton. Mon père, lui, n’a jamais pu nous en parler. »

« UN PEU PLUS COMPLIQUÉ POUR MOI »

Le temps a passé, les enfants ont grandi, mais l’inquiétude ne s’est pas totalement dissipée. Pour M. Feigelson, l’accès aux « papiers » et à la nationalité reste, aujourd’hui encore, une question sensible. « De 1930 à 1946, ma famille a vécu en France sans papiers, remarque-t-il. Ironie de l’histoire, les premiers documents officiels qu’ils ont obtenus sont des faux, délivrés en 1942 par la préfecture de Valence. Et ce sont des certificats de baptême établis par un pasteur protestant qui leur ont permis d’échapper à la déportation. »

Myriam Saïd fait, elle aussi, partie d’une famille qui a souvent traversé les frontières. Née à Paris, sa mère est partie vivre dans les années 1950 à Rabat, où elle a épousé un Marocain. Les mariages mixtes étaient encore rares, les obstacles administratifs fréquents, et la mère de Myriam a voulu devancer les difficultés que pourraient un jour rencontrer ses enfants. Aussi a-t-elle demandé au consulat de France, à Rabat, un certificat de nationalité au nom de chacun d’eux. « C’est un vieux papier qu’elle m’a donné lorsque j’avais 16 ans, sourit aujourd’hui Mme Saïd. Je le garde comme la prunelle de mes yeux car je sais que l’administration peut me le réclamer. »

Mme Saïd, qui est aujourd’hui modéliste à Paris, a grandi au Maroc, fait ses études en Belgique et aux Etats-Unis, puis travaillé en Italie, au Maroc et en France. Lorsqu’elle a voulu se faire établir un passeport électronique, la mairie du 9e arrondissement de Paris lui a demandé un certificat de nationalité. « Je ne m’en suis pas offusquée, car je suis habituée à ce que ce soit un peu plus compliqué pour moi que pour les autres, raconte-t-elle. J’ai un nom de famille qui ne vient pas d’ici et je sens bien qu’il y a des gens qui pensent que je ne suis pas aussi française que les autres. Mais ce n’est pas grave, l’avenir est au métissage ! » Myriam Saïd a aujourd’hui une fille de 8 ans, dont le père est turc. « Je vais faire comme ma mère, conclut-elle. Je vais lui demander un certificat de nationalité dès maintenant, pour qu’elle soit tranquille plus tard. »

Anne Chemin

De nouvelles règles pour déjouer les fraudes

Pour obtenir une carte d’identité ou un passeport, il ne suffit plus de produire un document périmé et de le faire renouveler automatiquement. Désormais, "les conditions de délivrance sont plus exigeantes et strictes en matière d’état civil et de nationalité", précise le ministère de l’intérieur : les demandeurs doivent fournir à l’administration la "preuve" de leur nationalité française.

Lorsque le demandeur est né en France et que l’un des deux parents l’est aussi, une copie intégrale d’acte de naissance obtenue à la mairie de son lieu de naissance suffit. Pour tous les autres, l’administration exige des justificatifs : décret de naturalisation ou de réintégration dans la nationalité française, déclaration d’acquisition de la nationalité, certificat de nationalité française.

Ces nouvelles règles sont destinées à renforcer la sécurité des titres et à déjouer les fraudes. En vertu d’un règlement européen de 2004, les pays membres de l’UE sont ainsi obligés de délivrer à leurs ressortissants des passeports "électroniques" : ces nouveaux documents contiennent un composant électronique - une puce sans contact - qui intègre les informations figurant sur la page deux du passeport - le nom, la date et le lieu de naissance, le sexe, la couleur des yeux, la taille, la nationalité, le domicile, la date de délivrance et le numéro du titre - ainsi qu’une photo numérisée du titulaire.

Depuis la délivrance du premier passeport électronique, le 26 avril 2006, plus de deux millions de documents ont été émis. La production est centralisée et les passeports ne sont plus adressés par courrier au domicile. Dans deux ans, le passeport électronique sera remplacé par le passeport biométrique : aux yeux du ministère, ce document sera plus sûr encore puisqu’il comprendra, en plus de la puce sans contact, les empreintes digitales des deux index. Tous les pays européens devront être équipés de ces nouveaux passeports d’ici au 28 juin 2009.

Anne Chemin

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Etes-vous sûr d’être français ?

par Maurice T. Maschino [2], Le Monde diplomatique de juillet 2002 [extraits]

Au second tour de l’élection présidentielle [de 2002], les Français ont écarté, par 82,2 % des suffrages exprimés, M. Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national.  [...] Certes, M. Le Pen était battu. Mais certaines de ses idées n’étaient-elles pas en application depuis une quinzaine d’années, comme en témoigne la course d’obstacles qui attend les pas tout-à-fait-Français qui cherchent à renouveler leurs papiers d’identité ?

Ennuyé, sans doute, d’avoir oublié sa carte d’identité dans la veste qu’il vient de donner à nettoyer, mais nullement inquiet, Jacques R. se rend à la préfecture pour obtenir un duplicata. Première surprise : on le prie de fournir tout document prouvant qu’il est français. Le lendemain, il apporte une liasse de « papiers » et, deuxième surprise, se les voit confisquer pour vérification. Il s’énerve - a-t-il une tête de faussaire ? - et assure qu’il a un besoin urgent de sa carte. On le rassure : il ne tardera pas à l’obtenir.

Trois mois plus tard, la veille de Noël, il reçoit en cadeau une assignation du procureur de la République : son père, affirme le magistrat, a bénéficié par erreur, en 1953, d’un décret de naturalisation. Né en France en 1954 d’un père désormais étranger, et n’ayant pas déclaré pendant sa minorité qu’il optait pour la nationalité française, son fils ne la possède pas. Une action est donc engagée pour le confirmer. Le tribunal d’instance ratifie les conclusions du procureur : Jacques R. n’est pas français.

Effondré, il ne comprend pas : il a toujours vécu en France, y a fait ses études, puis son service militaire, s’est marié avec une Française, gagne honorablement sa vie (il est commerçant), n’a jamais eu affaire à la police ni à la justice et a obtenu plusieurs fois, sans difficulté, le renouvellement de sa carte d’identité. Par chance, il peut prouver qu’il réside en France depuis plus de dix ans et a toujours été considéré comme français par les pouvoirs publics. Il peut donc bénéficier de la « possession d’état ». Deux ans plus tard, le tribunal en convient : à 43 ans, en 1997, Jacques R. devient  français. Ce qui n’est pas qu’une clause de style : nés d’un père « étranger », ses enfants perdent à leur tour leur nationalité et, comme lui, doivent entreprendre des démarches pour se faire reconnaître la « possession d’état ».

Est-on français de parents dont la nationalité n’est ni contestée ni contestable, on n’est pas à l’abri, pour autant, d’un regard soupçonneux ni d’exigences extravagantes. A 65 ans, ex-directrice d’école, née en Algérie d’un père français - fonctionnaire « métropolitain » détaché au « gouvernement général » d’Alger -, Françoise B. sollicite une nouvelle carte d’identité. On lui demande de prouver qu’elle est française. Mais comment pourrait-elle ne pas l’être puisque, pendant plus de quarante ans, elle a été fonctionnaire titulaire de l’éducation nationale ? Qu’à cela ne tienne, son lieu de naissance laisse « présumer », lui répond-on, qu’elle pourrait être étrangère.

Comme l’est, à son insu, Lucienne G., 50 ans, avocate née à Strasbourg, installée à Paris et qui a plus d’une fois obtenu le renouvellement de sa carte d’identité. L’administration lui découvre tout à coup des arrière-grands-parents allemands - allemands malgré eux, puisque nés dans l’Alsace conquise et germanisée d’avant 1914. Comme Jacques R., elle sera reconnue française, quelques années plus tard, par « possession d’état ». Cas exceptionnels ? Nullement : si l’on remonte aux arrière-grands-parents, plus d’un tiers de la population française a des origines étrangères. Qui n’est pas né en France de parents français eux-mêmes nés en France risque, à un moment ou à un autre, de devoir prouver sa nationalité. Ou d’apprendre qu’il n’est pas français. « On est tous français à titre provisoire, déclare Me Gérard Tcholakian. Tout au long de notre existence, il peut arriver que le ministère public conteste notre nationalité. » Me Laurence Roques ajoute : « Dès que notre histoire comporte un élément d’extranéité, nous sommes suspects. Et condamnés, très souvent, à un parcours kafkaïen. »

Suspecte, par exemple, Michèle C., chef d’entreprise dans une grande ville du Sud-ouest. Elle est française, mais elle est née à Tunis. Sa mère est française, mais elle est, elle aussi, née à Tunis. Le père de sa mère est français par son père, mais ce père-là - l’arrière-grand-père de Michèle C. - est né en Corse. Des Barbaresques plus des Corsaires : c’en est trop pour l’administration, qui exige, pour tous ces possibles fraudeurs, des actes de naissance intégraux. Ajaccio réagit assez vite - deux mois après. Mais Nantes, où sont transcrits les actes de naissance des Français nés à l’étranger, ne retrouve pas trace de la mère de Michèle. Un an plus tard, il la retrouve. Mais, entre-temps, l’acte de naissance de l’arrière-grand-père a cessé d’être valable. Nouvelle demande... 1995-1998 : Michèle C., qui avait perdu carte d’identité et passeport, a dû attendre trois ans pour en obtenir de nouveaux. Ce qui a singulièrement compliqué sa vie professionnelle : elle ne pouvait ni voyager ni prouver son identité.

Quels que soient sa position sociale, son titre, éventuellement son grade ou ses mérites, personne n’est à l’abri d’une exigence inquisitoriale : « J’ai eu comme clients trois généraux : militaires de carrière, leurs pères avaient servi à l’étranger, où ils étaient nés », dit Me Alain Mikowski. Quant aux soldats français d’origine africaine ou maghrébine qui se sont battus dans l’armée de la République, ils ont perdu en 1993 une nationalité qu’ils détenaient depuis vingt ou trente ans. Depuis, ils perçoivent une retraite de mercenaires étrangers - nettement plus réduite.

Pourtant, rien, dans le code de la nationalité, intégré en 1993 dans le code civil, ne justifie les caprices et les bassesses de l’administration. S’il a subi de nombreuses retouches depuis un siècle, les principes auxquels il se réfère - le droit du sol, le droit du sang - n’ont jamais été remis en question : est français l’enfant dont l’un des parents est français, ou, à 18 ans, l’enfant né en France de parents étrangers. Sans parler, naturellement, de ceux qui deviennent français - par déclaration, naturalisation, réintégration.

Plus ouvert que d’autres, le code de la nationalité comporte pourtant de nombreux « angles morts », estime M. Jean-Michel Bélorgey, conseiller d’Etat. « Il est allergique à la prise en compte de situations anomiques. Le législateur est en permanence en train de composer et, pour ne choquer ni les hommes de liberté, qui ne sont pas les plus nombreux, ni les majorités silencieuses ou xénophobes, il fait des textes à trous, qui laissent de larges marges aux services et à leurs préventions viscérales. Cela conduit à toutes ces alchimies qui se passent dans les mairies et aux guichets. Il n’y a jamais de vraie régulation au sommet. »

Choix politique

Il arrive même que le sommet disjoncte et, par voie de circulaires internes, prenne des dispositions contraires à la lettre ou à l’esprit de la loi. C’est affaire de contexte historique, politique - et de capacité à raison garder. Craignant, depuis des décennies, que la France ne soit submergée par des « hordes » venues du tiers-monde, le législateur paraît atteint de paranoïa galopante et, se croyant entouré d’ennemis, exige de ses nationaux qu’ils montrent patte blanche : tout Français est peut-être un étranger qui s’ignore ou se cache.

Déjà, en 1985, dans un article publié à la « une » du Monde [3] et qui fit grand bruit, Jacques Laurent racontait à quelles tribulations il avait été contraint pour obtenir le renouvellement de sa carte d’identité. « Cela a fait scandale parce qu’il était connu, commente un haut fonctionnaire chargé de ces questions, mais cela durait depuis longtemps : à l’époque, il y avait déjà des milliers de Jacques Laurent. » Depuis 1995, et l’institution de la carte d’identité sécurisée, il y en a des centaines de milliers - et peut-être des millions. « Le climat actuel est à peu près le même qu’il y a trente ans, dit ce haut fonctionnaire. Pour déceler 1 % d’erreurs ou de fraudes, on empoisonne la vie de 99 % des citoyens. C’est de la folie ! Mais on n’en parle plus. Comme si l’inacceptable, avec le temps, était devenu normal. » [...]

Suspect d’être un étranger fraudeur ou un immigré clandestin, tout citoyen qui sollicite une nouvelle carte d’identité doit donc prouver qu’il est français. Comme si l’ancienne était un faux. « La carte sécurisée, c’est un choix politique, dit Me Tubiana. On demande un certificat de nationalité à des gens dont on peut parfaitement savoir, par les fichiers informatiques, qu’ils en sont au troisième ou quatrième renouvellement de leur carte d’identité. On est dans le domaine de la xénophobie pure. Qui renvoie à une conception exclusive (par opposition à inclusive) de la nationalité. »

Perspective raciste

Français par le droit du sol ? Oui. Mais par le sang, c’est mieux, et c’est aujourd’hui « la voie royale », dit Me Laurence Roques. « Parce que là, au moins, on est sûr : le sang ne ment pas ! » Mais dès qu’on entre dans cette logique - « dis-moi de quel sang tu es, qui est ton père, ton grand-père, dis-moi d’où tu viens » -, on se place dans une perspective raciste (comme en témoigne le programme de M. Jean-Marie Le Pen) : « On voit de plus en plus souvent apparaître des comportements que je n’hésite pas à qualifier de purificateurs de la "race" blanche, déclare Me Gérard Tcholakian. Il y a, dans certaines administrations qui traitent du contentieux de la nationalité, une volonté, consciente ou inconsciente, de protéger la "race". Il m’est arrivé de déposer plus d’une dizaine d’assignations de reconnaissance de nationalité pour de jeunes Africains dont le père, sans contestation possible, était français, et auxquels un tribunal d’instance refusait la délivrance d’un certificat de nationalité. C’est très courant. »

« On sacralise l’origine, dit M. Jean-Michel Bélorgey. Comme s’il y avait une essence de l’"être-français", qu’il faudrait protéger de toute souillure. » D’où cette suspicion qui frappe toute personne née à l’étranger ou de parents étrangers, d’où cette crainte obsessionnelle d’une « contamination », toujours possible, de la « race », cette exigence pathologique de documents qui attestent sa « pureté ».

Français de France ou d’ailleurs, tout citoyen ou presque se voit donc demander, lorsqu’il sollicite une carte d’identité (ou un passeport, s’il ne possède pas la carte sécurisée), un certificat de nationalité. Généralement, il ne le sait pas, il ne soupçonne même pas l’existence de ce certificat : hormis, dans les antennes de police, quelques panneaux souvent illisibles, toujours incompréhensibles et, tant il y a de monde, inaccessibles, aucune information n’est donnée spontanément ni ne circule ; les quelques brochures éditées par le ministère de la justice, ou les dépliants de la préfecture de police ont une existence quasi clandestine.

Nullement préparé à l’épreuve qui l’attend, le citoyen ne comprend donc pas ce qu’on lui demande, se le fait répéter par un fonctionnaire de plus en plus excédé, puis réalise, stupéfait, qu’on doute de sa nationalité, panique ou « s’encolère » : « J’ai vu arriver des dizaines de gens dans mon cabinet, de toutes origines sociales, parfaitement insérés et complètement bouleversés, dit Me Alain Mikowski. Ils se voyaient demander non seulement une quantité invraisemblable de documents, mais s’entendaient dire qu’ils n’étaient pas français. Ou, en tout cas, devaient le prouver. »

« Chaque fois, c’est un choc, confirme le responsable d’une antenne de police parisienne. Les gens ne comprennent pas. Habitués à recevoir sur-le-champ de nouveaux documents, ils se voient expédiés au tribunal d’instance. Et le tout au milieu d’un public impatient, énervé par l’attente, le bruit, les protestations d’un citoyen furieux, les cris d’un nourrisson que des parents veulent inscrire sur leur passeport... Non, l’extrait de naissance ne suffit pas, il faut présenter l’enfant, même si c’est un bébé... On nous prend pour d’horribles bureaucrates, mais nous travaillons, presque tous, dans des conditions épouvantables, qui feraient d’un ange un démon. »

L’antenne de police : un purgatoire, qui débouche moins sur le paradis que sur l’enfer. Refusé pour nationalité douteuse par des fonctionnaires tatillons sur ordre - « Depuis trois ans, déclare un responsable, on nous demande d’appliquer la réglementation de façon très stricte » -, le citoyen se rend donc au tribunal d’instance. Le plus souvent, il doit prendre rendez-vous pour obtenir la liste des pièces qu’exige la délivrance d’un certificat de nationalité.

Liste impressionnante, mais, comme l’indique celle que nous avons sous les yeux, « liste provisoire et qui peut être complétée après examen du dossier ». Provisoirement, donc, il est prié de fournir son acte de naissance, celui de son père, de sa mère, de ses grands-pères et grands-mères paternels et maternels, des arrière-grands-pères et arrière-grands-mères paternels et maternels, son livret de famille, celui des parents, beaux-parents, grands-parents, leurs actes de mariage, son livret militaire, des certificats de travail... « A un moment donné, dit Me Gérard Tchokalian, le tribunal d’instance de Toulon ne demandait pas moins d’une trentaine de documents pour délivrer un certificat de nationalité. »

Ces documents réunis, le citoyen prend rendez-vous au greffe pour déposer son dossier. Dès l’entrée, il est saisi : généralement, il n’y a pas de salle d’attente - dans le 18e arrondissement de Paris, quelques chaises sont disposées dans un étroit couloir, la plupart restent debout, parfois deux ou trois heures -, et l’accueil n’est pas individualisé. Derrière son guichet, l’agent examine le dossier, tout en faisant des observations ou en posant des questions que tout le monde peut entendre.

Viol légal de la vie privée : dans un tribunal de banlieue, un homme âgé explique que son grand-père est mort à Dachau et que ses papiers ont brûlé dans l’incendie du ghetto de Varsovie ; un autre, que ses beaux-parents, qui vivent dans un village perdu du Mali, ne peuvent se rendre à Bamako, à 500 km, pour photocopier leur livret de famille. Le guichetier ne sait quoi faire - formés sur le tas, beaucoup manquent de compétence, confondent Guinée-Conakry et Guinée-Bissau, l’ex-Congo belge et l’ex-Congo français... Perplexe, l’employé appelle la greffière en chef, absente, puis le service d’état civil à Nantes, qui ne répond pas. Finalement, il prend le dossier : « On verra... »

Peut-être l’homme attendra-t-il six mois - c’est fréquent - un récépissé de dépôt. Le temps que la greffière en chef examine les documents et délivre, éventuellement, le certificat de nationalité. Ou, hésitante, fasse suivre le dossier à la chancellerie. C’est la règle : à la moindre difficulté, les greffes, qui manquent de personnel et craignent la hiérarchie, soumettent les cas qui leur posent problème au ministère de la justice. Où une douzaine de fonctionnaires, non moins zélés ou frileux, demanderont au consulat de Ouagadougou, Pondichéry ou Rabat d’authentifier les extraits de naissance. Certains consulats ne réagissent pas, d’autres prennent leur temps - quelques mois, un an, deux ans.

Aucun délai légal n’est fixé pour la délivrance d’un document administratif. On l’attend parfois des années. Et comme, à la différence d’autres pays, telle la Grande-Bretagne, les fonctionnaires français avancent masqués, on ne peut jamais savoir qui s’occupe de son affaire, dans quel service elle est bloquée, ni pourquoi. Connaît-elle une issue négative, on peut faire appel devant le tribunal d’instance. Ou, si lui-même confirme la décision de la chancellerie, devant le tribunal de grande instance. Mais « comme tout le système français est fondé sur la suspicion, comme les textes sont toujours lus et interprétés au minimum » (Me Alain Mikowski), l’affaire n’est pas réglée pour autant : « Le parquet s’acharne, dit Me Michel Tubiana. Il m’est arrivé d’avoir des accrochages très violents avec des procureurs cyniques ou obtus. Ainsi, pour deux cas absolument identiques (deux frères à qui la chancellerie déniait la nationalité française), le même tribunal, à deux mois d’intervalle, a rendu deux jugements contradictoires. J’ai dû m’adresser à la cour d’appel. » De son côté, Me Alain Mikowski précise : « On perd 90 % des affaires. A Pontoise, le procureur n’assiste même pas à l’audience. A Evry non plus. Obtient-on un jugement favorable, le parquet fait appel. Et ne vous lâche pas. »

Il y a toujours des contradictions, sans doute, entre les histoires individuelles et les règles collectives. Mais le pouvoir les tend actuellement à l’extrême et durcit ses exigences de « normalité ». De conformité. Pris de crampes identitaires, il s’accroche à des mythes - mythe des origines, mythe de la « pureté » ethnique - et délire. Il sacralise la nation au moment où il abandonne une partie de ses pouvoirs à des instances étrangères, s’arc-boute à une définition étroite de l’appartenance nationale, quand la bi- ou la multi-appartenance sont de plus en plus fréquentes et revendiquées, n’admet qu’une seule dimension de l’individu, alors que de plus en plus se définissent autant, sinon davantage, par leur enracinement dans une région, leur adhésion à une religion, leurs engagements (politique, professionnel) européens.

L’Etat ne connaît que des Français - qu’il définit comme tels de la façon la plus arbitraire, la plus étroite possible -, quand ces Français « se sentent » tout autant, et sans états d’âme, corses ou bretons, déjà européens, et en même temps yougoslaves, algériens, portugais, maliens...

« Moisie », la France, comme le prétend un littérateur ? Certainement pas ; mais le pouvoir, sans conteste. Qui se calfeutre, sent le renfermé, et cultive le nombrilisme hexagonal. A la différence de ceux qui ont ouvert la France sur le monde et prôné des valeurs - liberté, égalité, fraternité - qui ont fait, un temps, sa grandeur. Loin d’exclure, les révolutionnaires de 1789 ont inclus dans la nation française tous ceux dont l’existence témoignait de leur attachement à ce pays et à ses idéaux.

Les chiens de garde de la « pureté » nationale feraient bien de méditer l’article 4 de la Constitution de 1793 : « Tout homme né et domicilié en France, âgé de 21 ans accomplis, tout étranger âgé de 21 ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse une Française, ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard, tout étranger, enfin, qui sera jugé par le corps législatif avoir bien mérité de l’humanité, est admis à l’exercice des droits de citoyen français. »

Maurice T. Maschino

Source: Ldh-toulon.

Posté par MATUMBA à 15:20 - Lecture d'ailleurs - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 juin 2007

COMBIEN VA COUTER UN DEPUTE NON REELU AU CONTRIBUABLE ?

Jupp_E9_20Alain_202__20Damien_20Lafargue

En France vaut mieux être du bon côté et bénéficier généreusement de la solidarité populaire, c'est à dire être un député déchu par exemple au lieu d'être un chômeur ordinaire et être à la merci des agents de contrôle de l'ANPE. On se demande, à la lecture de ce qui suit, pourquoi Alain Juppé pleure, quand on sait qu'il y' a des chômeurs qui envieraient sa place et dix mille fois moins que cela. Ahhhhh le monde est injuste parfois.

Solidarité politique française .....

Nous espérons que ces messieurs de la politique font un don de temps en temps ?!......

Sent: Saturday, June 02, 2007 8:34 PM

Sujet: INDEMNITES DES DEPUTES NON REELUS

 

A DIFFUSER LARGEMENT PREPAREZ VOUS A TRAVAILLER POUR EUX

Pour chaque député non réélu les Français devront payer 417 120 Euros = 60 mois x 6952 euros d'indemnités .....
Nouvelle indemnité chômage des députés

Repris ce matin sur RMC par JJ BOURDIN

Les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord ! J'en suis écoeuré, la plupart des médias ne pipent pas mot !!!
Et à l'issue des 5 ans , ils percevront "à vie" 20 % de ce traitement !!!

Alors , faîtes des efforts , travaillez pour payer des impots qui serviront à payer les "golden parachutes" de nos députés .
5 ans d'indemnité "chômage" pour les députés = parachute en or de 417.120 Euros

Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative .

C'est scandaleux ! Au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et qu'ils dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat.

Profession : politique = menteur professionnel !

L'information sur la nouvelle indemnité "chômage" des députés a d'abord été révélée par "Le Canard Enchaîné" du 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre le 1er Mars 2007.
Curieusement à part ces deux médias, silence du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement toujours prompts à dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison...).

Pourquoi pas plus d'écho sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi votée en douce, l'a été à l'unanimité de tous les groupes politiques :
UMP, PS, UDF et PCF, qui pour s'octroyer des avantages savent parfaitement s'entendre.

Pour chaque député non réélu les Français devront payer 417.120 Euros = 60 mois x 6 952 euros d'indemnités !

La confiance règne sur l'issue du prochain scrutin et les coquins et les copains s'organisent : JL Debré avant de partir a fait voter une loi adoptée à l'unanimité et dans le silence complet afin qu'un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour selon info sur site Assemblée nationale en net mensuel 5178 euros, brute 6 952 euros.

Le total de 60 mois d'inactivité en brut mensuel coûtent 417 180 euros par député non réélu !

Les indemnités attribuées aux députés ont été définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée "par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle.

Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade.

S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : "L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction". Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence)

Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
- Indemnité de base :5 400,32 euros
- Indemnité de résidence (3 %) : 162,01 euros
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390,58 ? Soit
brut mensuel 6 952, 91 euros

Retenues obligatoires
Doivent être déduites du brut mensuel diverses retenues :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 euros
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euros
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros Soit net mensuel 5 177, 66 euros

Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis : une loi, votée en catimini par tous les groupes, permettant à tous les députés non-réélus en juin prochain, de continuer à percevoir leur indemnité parlementaire pendant encore 60 mois, au lieu de 6 actuellement (et oui les temps sont durs!)

Bien entendu cette généreuse "indemnité chômage" est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 4 ans et demi, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette "aide sociale", bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

Voilà de quoi crèver la République, de la corruption de ses élites, car évidemment aucun parti n'a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.

Vous êtes scandalisé, alors ne restez pas indifférents, diffusez au moins ce message.


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26 juin 2007

L'HYPERACTIVITE gagne-t-elle la Police et le président Français ?

De notre chère patrie la France, la police devient plus qu'entreprenante juste à l'image de son président que l'on voit et entend partout. Cet entrain au travail inquiète beaucoup en hexagone, qui commence à croire en une hyperactivité de la part du président et de sa police. La France serait-elle atteinte d'hyperactivité ?

En l'espace de quelques mois, La police nationale Française s'est faite omniprésente et très efficace. Entre un jeune africain qui est retrouvé mort dans des conditions plus que suspectes, un chauffard qui ne respecte pas la signalisation routière et qui tue un gamin de 14 ans, une vieille de 70 ans qui se fait scruter les parties sensibles pendant qu'elle prenait son bain, etc. il faut avouer que la police de France travaille. Et c'est ce que réclame le président Sarkozy. Une France qui travaille comme lui même. Quoi de plus normale donc pour ces anciens protégés ?

L'inquiétude gagne les esprits, car l'hyperactivité, de l'avis des psychologues n'est pas forcément le signe d'un travail bien fait et d'un bon état de santé mentale et psychique. Il semblerait même que ce soit tout le contraire. Car on confondrait par exemple vitesse et précipitation, efficacité et empressement etc...

Les Français sont habitués à voir des présidents posés, calmes et pondérés, mais avec le président Sarkozy, ils assisteraient à de la "guignolade", comme me disait un collègue français. C'est à dire une espèce d'individu qui n'a pas forcément la maitrise de son Être et qui pourrait foutre d'un moment à l'autre, le chaos. D'après un récent sondage, il semblerait que les Français voudraient être rassurés et savoir que leur président est quand même suivi par des experts psychiatre et psychologue, car à cette allure, ils ne sont pas convaincus qu'il mène la France à bon port. De même ils craignent les dérives policières, dénoncées par différents rapports des organisations des droits de l'homme, et qui vont en grandissant.

Est-ce à dire que les 53% des autres qui ont plébiscité Nicolas Sarkozy à la girouette dame Royale (qui ne croit pas à son propre programme) auraient été si manipulés au point de ne pas voir en leur président le symbole de la pondération ? Nos amis français oublieraient tout de même une chose, le président français actuel est un président de la rupture et celle-ci s'incarnera partout et quoi de plus normale dans la police, lui qui a été le chef de celle-ci pendant de bonnes années.


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25 juin 2007

QU'A DONC LE PRESIDENT de la FRANCE CONTRE LES AFRICAINS NOIRS ?

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Après la rafle d'une dame de 70 ans qui en plein bain a vu débarquer les éléments de la police nationale, c'est au tour de Oumar MENDY, de connaitre le sort que réservent Brice Hortefeux et la politique sarkozyenne aux Africains Noirs. Celui de les détruire par tous les moyens. La main dans le coeur, le président français vous dira son amour pour l'Afrique et pour les africains.

Il n'est pas exagéré de dire que le nouveau président français, qui incarne le décomplexe de la France, est en croisade contre les Africains Noirs. Il est grand temps de se reveiller car, des cas comme ceux que vivent les Africains Noirs, se feront monnaie courante. D'ailleurs il est étonnant que le ministre de l'identité et d'intégration etc. soit accueilli avec joie et chaleur en terre africaine pendant qu'il fait rafler les ressortissants africains. Quand est-ce que les Africains sonneront-ils la révolte ?

Oumar MENDY, sans papier sénégalais (une aberration, car il a des papiers sénégalais) s'est fait arrêter ce matin. Il est en garde à vue pour 24H à la préfecture de police, au RGPP. En France depuis 9 ans, il est père de 5 enfants (Hervé Guémard en a 8, Lio en a 6) nés en France et dont 3 sont scolarisé. Oumar MENDY a le soutien de France Coumian et de Antoine Moreau qui sont ses parrains citoyens. Vous pouvez également vous joindre à ceux-ci pour lutter contre cet acharnement sarkozyen sur les populations africaines.

La nouvelle politique mise en place par Nicolas Sarkozy et son ministre consiste à ne plus renouveler les papiers des Africains, les plongeant de facto dans la précarité et ainsi faciliter leur rafle.

Il impératif de se mobiliser MASSIVEMENT pour protester contre son arrestation et pour demander sa libération dans les plus brefs délais en composant le numéro: 01 53 73 45 59. De notre capacité à s'indigner de ces méthodes qui rappellent une histoire sombre de la France, que nous n'assisterons peut-être pas à une autre extrémité dans l'horreur.

La politique répressive de Sarkozy à l'endroit des Africains, risque bien de se retourner contre ses compatriotes qui se trouvent eux, dans des pays africains et qui y sont en toute quiétude. Car poussés à bout, les frustrations, les rancoeurs des rapatriés nourrissent un terreau de haine, qui déclenchera des hostilités à cause d'une politique aveugle et égoïste. La France doit tellement à l'Afrique que pour la remercier, elle congédie ses enfants en même temps qu'elle continue son pillage sur le continent.

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23 juin 2007

LE PRESIDENT MALIEN n'aime pas qu'on parle des infidélités, même en fiction.

Du Mali, il nous arrive cette histoire rocambolesque, le président Chirac dira "abracadabrantesque". Que la fiction rejoigne parfois la réalité, cela arrive très souvent et n'enlève en rien le caractère fiction de la chose. Parfois c'est la réalité qui inspire la fiction. Les histoires d'infidélité ou de deuxième "bureau" comme on dit en Afrique, "les maitresses" en Europe, sont une réalité dont le monopole se trouve partout et nulle part. On sait en France que, c'est une pratique assidue et bien installée, même si nos amis français continuent dans leur hypocrisie de salon. Que la femme de l'autre fricote avec l'autre ainsi de suite. C'est la vie !!!!!

Ce qui se passe au Mali, rappelle dans une certaine mesure, les déboires de feu Jean Edern Hallier, cet écrivain qui avait le flair d'être au courant des secrets des dieux.

Au nom de la liberté de pensée, d'expression nous demandons au président malien de faire libérez sans condition aucune, les deux personnes (voir photos)emprisonnées pour l'histoire ci-dessous.
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Bassirou Kassim MINTA et Seydina Oumar DIARRA.

Lycée Nanaïssa Santara


La maîtresse du président de la république !


Il ne s'agit pas d'une farce. Un professeur de lettres au lycée Nanaïssa SANTARA n'a rien trouvé d'autre que d'évaluer ses élèves sur un sujet bien embarrassant : la sexualité vadrouilleuse du président de la République. Ce n'est pas le commentaire critique de " L'école des femmes " de Molière, mais d'un sujet de composition donné récemment à des élèves d'un lycée de Bamako. L'intitulé fait l'économie de nommer le Don Juan vraiment particulier, mais met dans la rue les moeurs vagabondes du n°1 national discutées en plein conseil de ministres, la plus haute instance de décision du pays. Le texte du sujet est ainsi résumé : " Une étudiante
(Dily), prostituée économique, se retrouve dans une de ses escapades charnelles entre les griffes du président de la République jusqu'à ce que grossesse s'en suive. Parmi la cour de ses nombreux courtisans, Dily préfère attribuer la grossesse au Don Juan de président de la République.
Ce dernier craignant pour son honorabilité n'arrive pas à convaincre sa nouvelle conquête d'avorter même au prix d'une menace d'assassinat. Dily finit donc par accoucher, et préfère dans un premier temps se battre pour la reconnaissance de l'enfant par M. le président que pour des fiançailles d'infortune. Malmenée par le géniteur présumé de son enfant, Dily interrompt une réunion du conseil de ministres pour exposer la situation et plaider sa cause en présence de tous les membres du gouvernement. Elle trouve un écho favorable auprès du Premier ministre qui convainc son patron de reconnaître l'enfant. La question insolite et impromptue est vite évacuée et le président de la République n'a d'autres choix que de céder en promettant de demander la main de sa maîtresse ".


Reflet moral


Ainsi exposé, il s'agissait dans un premier temps pour les élèves du niveau 10è lettres, de contracter le texte d'environ 1000 caractères ou 139 mots au quart de son volume.Ensuite, l'élève doit commenter le comportement de Dily sous forme de dissertation. A première vue, ce sujet peut susciter chez parents d'élèves dédain, arrogance et mépris. Car, nonobstant son caractère insolant, blessant et immoral, l'orientation sexuelle du fond du sujet est établie sans aucune ambiguïté.


Secundo, le texte ainsi rédigé et distribué dans un espace public de formation pêche, toujours chez certains parents d'élèves, pour défaut de toute finalité pédagogique. Car c'est une allusion grotesque et maladroite à la dépravation et à la perversion morale jusqu'au sommet de la république. Surtout que cette affaire de bermuda est discutée et résolue en plein conseil de ministres en présence de la prostituée maîtresse du président de la république et bientôt future première dame de la République.


Tercio, l'allusion est franche entre les vices dévoilés du sommet de l'Etat et la permissivité que cela crée à la base. Autant dire pourquoi les citoyens se priveraient de faire comme leurs responsables, de les imiter dans l'enfer moral et le dégoûtant modèle. Une incitation tacite au délit d'offense au chef de l'Etat est implicite. Un enseignant de son époque.
L'auteur du sujet qui n'est autre que le censeur de l'établissement, M. Bassirou Kassim MINTA, a indiqué qu'en tant que pur produit de sa société, il a été inspiré par les réalités qui l'entourent. Car la valeur d'un sujet à l'école ne doit plus servir aux seules formations intellectuelle et pédagogique de l'élève, mais doit s'étendre au volet moral et civique. "Je m'inspire de mes recherches par exemple sur le net, dans les livres et
les anciens répertoires
", indique-t-il pour le choix de ses sujets. M. MINTA de poursuivre, " lorsque j'ai vu un sujet semblant dans un ancien cahier, j'ai passé une nuit à réfléchir sur les différentes articulations possibles en vu de l'adapter à mon besoin pédagogique ".
En effet, dans le sujet, justifie t-il, le président de la République n'est qu'un personnage. Selon le professeur, il est censé être l'homme le plus responsable de tous les responsables et le plus riche du pays. Quant au nom de l'élève (Dily), le professeur a délibérément choisi en conformité avec le nom d'une cousine au village qui s'appelle effectivement Oumou Dily. Le choix de la cousine a également un sens dans ce contexte, par le fait que nos us et coutumes acceptent qu'on assène des insalubrités à ses proches. Qui aime bien châtie bien.


Pour les élèves que nous avons pu rencontrer malgré ce début de vacances, le sujet en question est perçu comme une belle leçon de morale, en cette période où notre enseignement est le plus victime de la déperdition culturelle et du laisser aller où l'argent est montré comme seul facteur de réussite au détriment du niveau de la formation initiale et de l'avenir même du pays. Pour Mohamed Lamine DIOUARA, qui a préféré ce premier sujet au second choix portant sur la littérature noire américaine, il était beaucoup plus abordable. La vérité, c'est que c'est une fiction presque romanesque dont les personnages sont imaginaires même si, quelque part, cela heurte la morale en ce sens que ça peut être comme une incitation implicite à la débauche des jeunes filles qui doivent craquer pour les mecs les plus " pimpants ".


Par Seydina Oumar DIARRA -SODInfo-
Matin N°2182
Vendredi 1er Juin 2007


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22 juin 2007

Le pape confirme les « bienfaits » de la colonisation

Les déclarations choquantes de Benoît XVI

Le pape confirme les « bienfaits » de la colonisation

 

Un document choc, portant sur le discours néocolonialiste du nouveau pape lors de son séjour en Amérique du Sud.

Les déclarations de Benoît XVI lors de son voyage au Brésil, sur l’évangélisation de l’Amérique latine ont provoqué une vive réaction de la part des représentants des communautés amérindiennes. On croyait le discours de légitimation de la colonisation réservé à certains hommes politiques inspirés par le révisionnisme et le refus de la repentance ; c’était oublier un peu vite que les crimes coloniaux ont eu pour alibi souvent l’évangélisation des continents conquis autant que la spoliation de leurs richesses et parfois l’esclavage.

Les déclarations de Benoît XVI lors de son voyage au Brésil, sur l’évangélisation de l’Amérique latine ont provoqué une vive réaction de la part des représentants des communautés amérindiennes. (La Croix 15 5 2007 )

L’OFFENSE :

On croyait le discours de légitimation de la colonisation réservé à certains hommes politiques inspirés par le révisionnisme et le refus de la repentance ; c’était oublier un peu vite que les crimes coloniaux ont eu pour alibi souvent l’évangélisation des continents conquis autant que la spoliation de leurs richesses et parfois l’esclavage. Sur l’alliance « du sabre et du goupillon » l’encre a déjà beaucoup coulée, mais jamais autant que le sang de ceux qui résistaient à l’exploitation ou à la conversion.

Un nouveau révisionnisme se révèle par la bouche de BENOIT XVI qui après s’être illustré à Ratisbonne à l’automne 2006 en confirmant la supériorité absolue de la religion chrétienne, piétine désormais les cultures amérindiennes dont il légitime l’extinction.

Voici un extrait de son discours du dimanche 13 mai à APARECIDA : « Qu’a signifié l’acceptation de la foi chrétienne par les peuples d’Amérique latine et de la Caraïbe ? », s’était interrogé le pape dès le début de son discours d’ouverture de la 5e conférence générale de l’épiscopat latino-américain et de la Caraïbe (Celam). « Pour eux, cela a signifié accueillir le Christ, le Dieu inconnu que leurs ancêtres, sans le réaliser, cherchaient dans leurs riches traditions religieuses », répondait aussitôt Benoît XVI.

(JPEG)

Pape Benoît XVI

Il n’a pas suffit pour le Pape d’affirmer que ceux dont les riches civilisations ont été asservies ou exterminées par Cortès et ses successeurs, aidés par des cohortes de Jésuites, attendaient, en fait, depuis toujours la venue de ce « salut », expliquant la naturellement spontanée « acceptation de la foi chrétienne » ; le Pape devait rajouter que ceci ne s’est à aucun moment accompagné d’imposition ou d’aliénation : « En effet, l’annonce de Jésus et de son Évangile n’a supposé, à aucun moment, une aliénation des cultures précolombiennes, ni ne fut une imposition d’une culture extérieure, a précisé le pape.... »

A ceux qui voudraient ne pas laisser s’éteindre l’héritage de ce qui avait précédé « la conquête », le Pape exprime même une mise en garde inquiétante, qui sent encore le souffre et les fumées de l’inquisition : « L’utopie de redonner vie aux religions précolombiennes, les séparant du Christ et de l’Église universelle, ne serait pas un progrès mais une régression », concluait le pape se félicitant de « la sagesse des peuples indigènes », qui a su « les conduire heureusement à une synthèse entre leurs cultures et la foi chrétienne que les missionnaires leur offraient ».

Parvenu à ce stade on peut même craindre que le Pape décide de reprendre la très célèbre « controverse de Valladolid » au terme de laquelle l’église finit par convenir du fait que les Indiens d’Amérique avaient une âme et appartenaient bien au genre humain...Il semble que cette vérité ne soit que la résultante de la colonisation et n’ait pu la précéder. Les « bienfaits de la colonisation » que d’autres ont jugé matériels, sont ici résumés par le fait d’avoir rejoint « l’église universelle... ». Le Pape fonde ici une supériorité de la chrétienté tout aussi arrogante et dangereuse que tous les discours autour de « l’axe du bien » , avec lesquels Benoît XVI a déjà à plusieurs reprises montré bien des convergences.

LES REACTIONS :

Mais les peuples d’Amérique latine sont en train de montrer au monde qu’ils ont non seulement « une âme », pour ceux très nombreux qui ont la foi, mais aussi une volonté d’émancipation et de reconnaissance de leur dignité qui ne peut se construire en prolongeant leur asservissement aux empires comme aux églises qui prétendent aussi leur dicter des codes moraux issus de temps moyenâgeux : " Total désaccord "... « le pape est ignorant de l’Histoire », a protesté lundi Felipe Quispe, un dignitaire des Indiens aymaras et ancien candidat à la présidentielle bolivienne. « Nier que l’imposition de la religion catholique a été utilisée comme un mécanisme de domination sur les peuples indigènes, c’est vouloir occulter l’histoire, » a renchéri Luis Evelis Andrade, directeur de l’Organisation nationale indigène de Colombie. « Nous ne pouvons accepter que l’Église nie sa responsabilité dans l’anéantissement de notre identité et de notre culture. » De son côté, Aloysio Antonio Castelo Guapindaia, président de la Fondation nationale de l’Indien, au Brésil, a souligné que « Il y a bien eu imposition de la religion pour dominer les populations locales ».

Au sein même de l’Église catholique certains reconnaissent que la colonisation et l’évangélisation forcée furent bien le premier « choc des civilisations » en confirmant : « L’évangélisation a été une imposition ambiguë, violente, un choc de cultures, qui a causé un préjudice total aux Indiens », a ainsi déclaré la théologienne Cecilia Domevi, une responsable du Celam pour les questions amérindiennes, qui se dit « en total désaccord » avec les propos de Benoît XVI.

Le pape confirme les bienfaits de la colonisation (ET SUSCITE DE VIVES RÉACTIONS EN AMÉRIQUE LATINE)

Interrogé mardi 15 mai par La Croix, le Bureau de presse du Saint-Siège semble embarrassé et s’est refusé à tout commentaire à ce sujet estimant qu’"une réaction provoquerait de nouvelles réactions".

Une telle déclaration, s’inscrivant dans l’actuel contexte de tensions mondiales qui n’épargne pas non plus l’Amérique latine, jugée par « l’Empire » un peu trop soucieuse d’indépendance et par le Vatican un peu trop éloignée de l’orthodoxie dogmatique, sonne comme une mise en garde et un rappel à une allégeance qui est aussi le message du versant spirituel de « l’axe du bien ». Le goupillon est au Vatican mais le sabre est au Pentagone et les Indiens sont invités à ne pas l’oublier.

17 mai 2007 JACQUES RICHAUD

Source: Africamaat

Posté par MATUMBA à 22:58 - Religion & MEPRIS - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LETTRE D'UN G.I (Gentil immigré) à un G.E (Gentil envahisseur)



Voila comment insidieusement on fait passer le racisme "anti-français" cher à Alain Finkielkraut, en présentant les immigrés comme une ménace permanente et perpétuelle pour le peuple Français.
Finkielkraut, tout comme Professeur Confusius et autre Lepen, De villiers etc. ne voulaient pas nous revéler au grand jour cette belle missive qui relate le mode de fonctionnement de la pensée des racistes et tenants de l'identité nationale ethnique.

Mon cher Mustapha,

                   Par la grâce d'Allah, nous sommes devenus les maîtres de Renault et de Citroën. Pourquoi tu hésites à venir ? Tu travailles et t'es considéré. Ensuite Fatima et enfants viendront te rejoindre, y'a les allocations familiales, surtout avec 10 enfants.
                   Attention, une seule de tes noukères sera considérée, les autres seront inscrites comme mères célibataires. Là tu auras R.MI., Allocations logement, Resto du coeur, Aides sociales, Allocations familiales et et soins gratuits. Tu mettras les femmes au travail (pas longtemps) et tu les fais inscrire au chômage. Elles feront ton ménage et iront pointer. C'est pas difficile, ç a prend un peu de temps pour aller faire la queue à cause à cause de tous ces étrangers ( les Dupont, les Durand), qu'il faut bien faire passer. Quand on sera au pouvoir, on fera des guichets pour eux, en attendant il faut se montrer patients, car ce sont ces cochons qui payent.

                   Les Français vénèrent les saints aussi pour faire semblant de s'intégrer comme disent ces cochons, on s'est trouvé un saint qui aime bien les immigrés. C'est le Saint Dica. Il est bon, fort, puissant et protège les étrangers. Il arrive tout; si on te refuse de faire la prière pendant le travail, tu t'adresseras à Saint Dica. Il a deux associés: CGT et CFDT.., ça s'arrange toujours. Au Saint Dica CGT il y'a des employés Arabes qui doivent aussi servir ces salauds de Français, mais c'est provisoire car ils ne font pas d'effort pour apprendre notre langue, sauf nos chiffres qu'ils ont adoptés depuis longtemps: ça prouve que l'Arabe a toujours raison, il suffit d'être patient. La preuve maintenant on leur apprend l'Arabe dans les écoles roumis.
                   N'hésite donc pas à venir avec tes oncles, cousins et toute la smala. Si t'es malade, y'a la motouelle, dès que que t'as travaillé 6 mois, tu touches; avec les allocations familiales, tu peux rester à la casbah et travailler un peu au noir et jouer au P.M.U.. A propos des Noirs, il faudra t'méfier de ces zèbres là, ils cherchent à bouffer dans nos gamelles, après tout on est CHEZ NOUS.

                   Si ta femme doit accoucher et qu'il y'a pas de places à l'hôpital, t'en fais pas, tu fais semblant de pleurer et on t'envoie en clinique privée; c'est toujours l'assistance publique qu'elle paye. C'est pareil si les gosses ou une de tes moukères il est malade, ça marche. J'ai même prêté ma carte de sécu à un cousin clandestin qui s'est fait soigner avec toute sa harka, ces cons de la sécu n'ont rien vu. Ils disent qu'on a tous la même bouille et qu'on s'appelle tous pareil, on s'en fout, c'est eux qui payent. On peut aussi aller chez le toubib qui fait une ordonnance, tu prends les médicaments sans payer et tu les envoies au pays et là kif kif, c'est la sécu qui régale.

                   Alors viens, tu seras peut-être élu au conseil des immigrés, ils veulent absolument qu'on vote, ca a l'air de les amuser.
Pour le logement, t'en fais pas. les 1ers jours, vous logez tous dans une même pièce, puis on fait venir l'assistance sociale et dans les 3 jours, tu as un H.L.M., tu passes avant les Français. Il paraît que ça ne les interesse pas, à cause qu'y a trop d'immigrés; c'est vrai y a des Bretons, des Ch'timis, des Corses, mais on les aura à l'usure, c'est toujours les plus gênés qui s'en vont. Ensuite tu payes le 1er loyer et après tu dis que les enfants y sont malades et tu payes plus. Avec ta famille nombreuse y n'ont pas le droit de te mettre dehors. Tu vas voir le maire surtout s'il est communiste ou socialiste, il te fera avoir E.D.F. gratuit et des bons d'habillement gratuits. De toute façon si t'as pas compris, tu vas à la mosquée, y'en a partout et là on t'explique bien. Amène le plus de monde possible, on a déjà viré les Français d'Algérie, on pourra bien en faire autant ici.
                                                        Ali

FRANçAIS MEFIES TOI. NE TE REVEILLE PAS TROP TARD SOUVIENS TOI DU CHEVAL DE TROIE.

Source: MBOA

Posté par MATUMBA à 21:19 - COLONISATION & Conséquences - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

EN FRANCE, les Papys et les mamys sont en danger avec la police.

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De France, nous apprenons que les policiers les aiment lorsqu'elles sont dans les baignoires nues et vieilles. C'est ainsi que KODIA Thérèse, 70 ans, grand-mère de 19 petits enfants, a été interpelée ce matin dans la baignoire de son  domicile, près de Chartres.
Cette interpellation intervient pendant que Brice Hortefeux, ministre du nouveau ministère de l'intégration, de l'identité nationale etc. effectue sa première visite en terre africaine: le Benin.
La vie est parfois cruelle, pendant que Brice Hortefeux est accueilli en grandes pompes au Bénin, Dame KODIA THérèse est sortiede son bain, surement chaud par les éléments de la police française au motif que sa carte de séjour n'est plus valable.

On croyait les enfants et les personnes âgées protégés contre les violences policières, motivées par les expulsions tous azimuts. Mais depuis quelques mois, la course aux chiffres et aux sans-papiers a ouvert les razzias contre les plus vulnérables. Dame KODIA, d'un âge avancé est ressortissante de la république centrafricaine, ce pays en proie à de combats violents que la France couvre afin de préserver les approvisionnements en ressources naturelles que regorge le sol de la RCA. Comme les gisements de diamants encore à exploiter.
Les diamants de Bokassa, ceux là même qui ont fait la pluie et le beau temps d'un certain Bernard Tapie et surtout du président Valéry Giscard D'Estaing qui, en plus des diamants avait aussi pris la femme de l'ancien homme fort de Bangui selon certaines sources.

Il y'a quelques mois, un chinois qui allait chercher sa petite fille à l'école dans la capitale française, a été également happé, par cette même police qui jouit d'une impunité qui rappelle les polices des années 33 en Allemagne. Le grand-père asiatique a été sauvé des griffes de la police par l'intervention de la directrice de l'école de son petit-fils et les enseignants et autres parents d'élèves qui étaient présents.

Ce cas, qui vient s'ajouter à un autre cas d'interpellation violente et humiliante qu'a connu un malien, il y a 2 mois en France, montre le danger qui guette les africains en cette française. Cette France qui se nourrit des ressources provenant des sous-sols africains.

Posté par MATUMBA à 20:43 - DIGNITE & RESPECT - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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